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1001 nuits. Le dormeur éveillé (Cabinet des fées, t10, 1785) - Marillier

Notice #016868

Image HD

Date :
1785
Nature de l'image :
Gravure sur cuivre
Sujet de l'image :
Lieu de conservation :
PZ24C3 (10)
Traitement de l'image :
Photo numérique

Analyse

Analyse de l'image :
Abou-Hassan est le fils d’un riche marchand à Bagdad. Son père meurt. Il partage ses biens en deux et décide d’en dépenser la moitié à tous les plaisirs que son père de son vivant lui a refusés. Une fois l’argent des plaisirs épuisé, tous ses amis s’évanouissent !
    Abou-Hassa décide alors de ne plus inviter chaque jour à sa table qu’un éranger, et de ne jamais le réinviter. Il invite un jour, sans le savoir, le calife Haroun Alraschid déguisé en marchand de Moussoul. Celui-ci est très content de l’hospitalité qu’on lui offre et demande à Abou-Hassan ce qu’il pourrait faire pour le remercier. Celui-ci lui dit qu’il rêverait d’être calife un jour pour châtier l’imam de son quartier et ses conseillers. Haroun Alraschid, toujours sans se faire connaître, l’endort d’une poudre dans son vin, le fait porter à son palais et donne tous les ordres pour qu’à son réveil il soit traité et obéi comme s’il était le calife.
    Le calife « se plaça dans un petit cabinet élevé, d’où il pouvoit voir par une jalousie tout ce qui s’y passoit sans être vu. Tous les officiers & toutes les dames qui devoient se trouver au lever d’Abou Hassan, entrèrent en même temps, & se postèrent chacun à sa place accoutumée, selon son rang, & dans un grand silence, comme si c’eut été le calife qui eût dû se lever, & prêts de s’acquitter de la fonction à laquelle ils étoient destinés. » (p. 218. Sur la gravure, c’est sans doute la jalousie du fond de la chambre à droite).
    Abou Hassan en se réveillant va de surprise en surprise ! Il demande à Mesrour (représenté au 1er plan à droite), le chef des eunuques, ce que tout cela signifie. Celui-ci l’assure qu’il est le commandeur des croyants !
    « Abou Hassan fit un si grand éclat de rire à ces paroles de Mesrour, qu’il se laissa aller à la renverse sur le chevet du lit, avec une grande joie du claife, qui en eût ri de même, s’il n’eût craint de mettre fin, dès son commencement, à la plaisante scène qu’il avoit résolu de se donner. » (p. 224)
    Abou Hassan réitère sa question à un peti eunuque noir (dessiné à côté de Mesrour), puis à une des dames (à gauche), à qui il demande de lui mordre le doigt.
    « La dame, qui savoit que le calife voyoit tout ce qui se passoit dans la chambre, fut ravie d’avoir occasion de faire voir de quoi elle étoit capable quand il s’agissoit de divertir. »
Annotations :
1. En haut à gauche « Les Mille et une Nuit », à droite « Tom. 10. pag. 224 »
Légende dans le cartouche : « Approchez-vous la belle, tenez, mordez-moi le | doigt, que je sente si je dors ou si je veille. »
Signé sous le cartouche à gauche « Marillier inv. », à droite « M.ll. Relor scp. » (?)
Gravure insérée après la p. 224, comme préconisé en haut à droite, la phrase commence à la 9e ligne à partir du bas : « Approchez-vous, la belle, dit-il en lui présentant la main, tenez, mordez-moi le bout du doigt, que je sente si je dors ou si je veille. »