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Les Espagnols maîtres de Montezuma à Mexico (Histoire des deux Indes, 1781) - Moreau le Jeune
Les Espagnols maîtres de Montezuma à Mexico (Histoire des deux Indes, 1781) - Moreau le Jeune

Notice #018809

Image HD

Série de l'image :
Raynal, Histoire des deux Indes, Genève, Pellet, 1781
Auteur(s) :
Moreau le jeune, Jean Michel (1741-1814)
Date :
1780
Nature de l'image :
Gravure sur cuivre
Sujet de l'image :
Histoire moderne. 18e siècle
Lieu de conservation :
Collection particulière
Traitement de l'image :
Photo numérique
Localisation de la reproduction :
Collection particulière (Cachan)

Analyse

Analyse de l'image :

Montezuma (Moctezuma II) est le dernier empereur aztèque. Il accueil d'abord Cortès dans sa capitale, les Espagnols sont ses hôtes. Mais la tension monte vite entre eux et la noblesse aztèque, révoltée par l'avidité des nouveaux arrivants. Montezuma est alors emprisonné dans son propre palais par les Espagnols qui en font leur otage. 

Sur la gravure, les Espagnols font défiler l'empereur Montezuma dans Mexico, sa capitale, pour signifier leur domination.

« Il les combloit à Mexico de présens, d’égards, de caresses, & il faisoit attaquer la Vera-Crux, colonie que les Espagnols avoient fondée dans le lieu où ils avoient débarqué pour s’assurer une retraite, ou pour recevoir des secours. Il faut, dit Cortès à ses compagnons, en leur apprenant cette nouvelle, il faut étonner ces barbares par une action d’éclat : j’ai résolu d’arrêter l’empereur, & de me rendre maître de sa personne. Ce dessein fut approuvé. Aussi-tôt, accompagné de ses officiers, il marche au palais de Montezuma, & lui déclare qu’il faut le suivre, ou se résoudre à périr. Ce prince, par une basseſſe égale à la témérité de ses ennemis, se met entre leurs mains. Il est obligé de livrer au supplice les généraux qui n’avoient agi que par ses ordres ; & il met le comble à son avilissement, en rendant hommage de sa couronne au roi d’Espagne. »

Annotations :

1. La gravure, qui n'est pas signée, reproduit exactement la gravure signée Moreau le Jeune imprimée par le même éditeur en 1780.