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Pizarre assassiné par des conjurés (Histoire des deux Indes, 1781) - Moreau le Jeune
Pizarre assassiné par des conjurés (Histoire des deux Indes, 1781) - Moreau le Jeune

Notice #018810

Image HD

Série de l'image :
Raynal, Histoire des deux Indes, Genève, Pellet, 1781
Auteur(s) :
Moreau le jeune, Jean Michel (1741-1814)
Date :
1780
Nature de l'image :
Gravure sur cuivre
Sujet de l'image :
Histoire moderne. 18e siècle
Lieu de conservation :
Collection particulière
Traitement de l'image :
Photo numérique
Localisation de la reproduction :
Collection particulière (Cachan)

Analyse

Analyse de l'image :

Les conquistadors se partagent entre partisans de Pizarro et d'Almagro. Pizarro vainc Almagro en 1538 et le fait exécuter. Mais Manco Inca résiste toujours, attisant le mécontentement des Espagnols contre leur chef. Les deux fils d'Almagro organisent une conjuration et assassinent Pizarro le 26 juin 1541 dans son palais. Almagro le jeune, proclamé gouverneur, sera arrêté et décapité par Vaca de Castro, envoyé par la Couronne espagnole pour rétablir l'ordre.

Cependant le récit rapporté dans l'Histoire des deux Indes est sensiblement différent :

« Si Pizarre, à qui l’amnistie avoit été offerte en particulier avec tous les témoignages d’une distinction marquée, eût consenti à l’accepter, comme les plus éclairés de ses partisans le lui conseilloient, les troubles se trouvoient finis. L’habitude du commandement ne lui permit pas de descendre à une condition privée ; & il eut recours aux armes dans l’espérance de perpétuer son rôle. Sans perdre un moment, il prit la route de Cusco où la Gasca rassembloit ses forces. Le 9 d’avril 1548, le combat s’engagea à quatre lieues de cette place, dans les plaines de Saesahuana. Un des lieutenans du général rebelle le voyant abandonné, dès la première charge, par ses meilleurs soldats, lui conseilla, mais en vain, de se précipiter dans les bataillons ennemis & d’y périr en Romain. Ce foible chef de parti aima mieux se rendre & porter sa tête sur un échafaud. On pendit autour de lui neuf ou dix de ses officiers. »

 

Annotations :

1. La gravure, non signée, reproduit fidèlement la gravure de Moreau le Jeune imprimée chez le même éditeur en 1780.