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Poliphile à la fontaine (Songe de Poliphile, 1546, F2v) - Jean Goujon

Notice #001913

Image HD

Série de l'image :
F. Colonna, Le Songe de Poliphile, Paris, J. Keruer, 1546
Auteur(s) :
Goujon, Jean (1510-1566)
1546
Nature de l'image :
Gravure sur bois
Sujet de l'image :
Fiction, 16e siècle
Lieu de conservation :
Paris, Bibliothèque nationale de France, Réserve
Références (n° inv, cote, salle, coll.) :
RES G-Y2-41
Sujet de recherche :
Iconographie du Roland furieux
Traitement de l'image :
Image web
Localisation de la reproduction :
https://gallica.bnf.fr

Analyse

Analyse de l'image :
Aussitôt sa prière terminée, Poliphile se retrouve à l’air libre, hors de la forêt, près d’une rivière. Il s’apprête à boire en prenant de l’eau au creux de sa main, quand son geste est arrêté par un chant mélodieux.
Annotations :
1. De part et d’autre de la gravure, on peut lire (graphie modernisée) : « Quand je fus échappé de toutes ces afflictions et que je désirai goûter de cette eau douce, je mis les deux genous en terre sur le bord de la fontaine et du creux d emes deux mains fis un vaisseau que j’emplis de cette liqueur. Mais comme je la cuidais approcher de ma bouche pour assouvir ma soif ardente, j’ouis un chant si fort mélodieux qu’il excède le pouvoir et le savoir de le déclarer (dans le texte de Colonna : Vme quanto ma si potrebbe imaginare. Perche sencia dubio questa cosa excede ultra la potentia di narratione). Car la suavité de cette harmonie me donna beaucoup plus de délectation que le boire qui m’était apprêté, si bien que j’en perdis sens, soif et entendement. Et comme si j’eusse été enlourdi, l’eau que j’avais jà puisée se répandit par l’entre-deux de mes doigts, tant me trouvai destitué de force. Or comme le poisson qui par la douceur de l’appât ne considère la fraude de l’hameçon qu’elle couvre, je mis en arrière