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Poliphile s’endort (Songe de Poliphile, 1546, F3v) - Jean Goujon

Notice #001914

Image HD

Série de l'image :
F. Colonna, Le Songe de Poliphile, Paris, J. Keruer, 1546
Auteur(s) :
Goujon, Jean (1510-1566)
1546
Nature de l'image :
Gravure sur bois
Sujet de l'image :
Fiction, 16e siècle
Lieu de conservation :
Paris, Bibliothèque nationale de France, Réserve
Références (n° inv, cote, salle, coll.) :
RES G-Y2-41
Sujet de recherche :
Iconographie du Roland furieux
Traitement de l'image :
Image web
N° de commande :
Localisation de la reproduction :
https://gallica.bnf.fr

Analyse

Analyse de l'image :
On peut penser qu’en fait c’est la fin du chapitre 2, et non le chapitre 3 qui est ici illustré. Au folio 3 recto en effet, Poliphile émerveillé par la voix qu’il a entendue et fatigué par sa longue marche dans la forêt, s’est laissé tomber au pied d’un chêne, « sur le côté senestre » et « sur les deux genoux ». Or Poliphile est bien représenté ici appuyé sur ses deux genoux et sur son coude gauche. Ainsi allongé, Poliphile pense à Circé et à ses enchantements : ne serait-il pas lui-même enchanté ? Où trouver comme Ulysse « moly », l’herbe magique qui en protège ? Accablé par la soif (car la voix l’a empêché de boire à la source devant laquelle il s’était précédemment arrêté), Poliphile sombre alors dans le sommeil.
Annotations :
1. Titre du chapitre : « Poliphile raconte comme il lui fut avis en songe qu’il dormait, et en dormant se trouvait en une vallée fermée d’une grande clôture en forme de pyramide, sur laquelle était assis un obélisque de merveilleuse hauteur, qu’il regarda songeusement et par grande admiration. » Sous la gravure : « La forêt épouvantable ayant été par moi passée, et après avoir délaissé cette première région par le doux sommeil qui m’avait lors épris, je me trouvai tout de nouveau en un lieu beaucoup plus délectable que le premier car il était bordé et environné de plaisants coteaux verdoyants et peuplés de diverses manières d’arbres, comme chênes, saux, planes, ormes , frênes, charmes, tilleuls et autres, plantés selon l’aspect du lieu. Et à bas à travers la plaine y avait de petits buissons d’arbrisseaux sauvages, comme genêts, genévriers, bruyères et tamarins, chargés de fleurs. »