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Cinq demoiselles invitent Poliphile (Songe de Poli., 1546, F24r) - Jean Goujon

Notice #001920

Image HD

Série de l'image :
F. Colonna, Le Songe de Poliphile, Paris, J. Keruer, 1546
Auteur(s) :
Goujon, Jean (1510-1566)
1546
Nature de l'image :
Gravure sur bois
Sujet de l'image :
Fiction, 16e siècle
Lieu de conservation :
Paris, Bibliothèque nationale de France, Réserve
Références (n° inv, cote, salle, coll.) :
RES G-Y2-41
Sujet de recherche :
Iconographie du Roland furieux
Traitement de l'image :
Image web
N° de commande :
Localisation de la reproduction :
https://gallica.bnf.fr

Analyse

Analyse de l'image :
Terrifié parce qu’il a cru entendre battre les ailes du dragon, Poliphile se retourne et fait une prière. Il entend alors des chants et, à travers les branches il voit arriver cinq demoiselles richement vêtues. Poliphile craint d’avoir profané un lieu saint et demeure interdit. Les demoiselles le rassurent : il est arrivé dans « le manoir de tout plaisir », « la contrée où abondent toute joie et soulas », bref la quintessence du « locus amœnus ». C’est le royaume de la reine Éleuthérilide (Libre-Arbitre / Libéralité). Le vase que porte la demoiselle de gauche est « certain vase d’or et de pierrerie, plein de savon muscat, et autres senteurs », car ces demoiselles se rendent au bain. Les demoiselles se nomment Aphaé (Attouchement), Osphrasie (Odorer), Horasie (Vue), Acoé (Ouïe) reconnaissable à lsa lyre (plutôt ici une viole), et Geusie (Goût) portant le vase : elles représentent donc les cinq sens. Mais le graveur n’a pas représenté tous les attributs : les boîtes et le linge d’Aphaé, le miroir d’Horasi
Annotations :
1. « Quand elles m’eurent aperçu, tout incontinent s’arrêtèrent et cessèrent de chanter regardant l’une l’autre sans mot dire, en sorte qu’il semblait qu’elles fussent ébahies de me voir, comme si ce leur eût été chose étrange et nouvelle, puis se joignant ensemble furent un petit de temps murmurant à l’oreille l’une de l’autre, et plusieurs fois s’ébahirent de me voir, comme si j’eusse été quelque fantôme. Hélas, je lme sentais adonc renverser et remuer toutes les entrailles, comme feuilles battues du vent, car je n’étais encore bien assuré de la peur que j’avais passée. Qui plus est je ne connaissais rien plus de la condition humaine, et craignais qu’une telle vision m’advînt, que jadis fit à Sémélé mal fortunée, quand elle fut déçue par Junon la déesse, s’étant déguisée… »