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Doralice se jette entre Mandricard & Rodomont (RolFur Brunet 1776 ch24) - Cochin

Notice #001942

Image HD

Série de l'image :
L’Arioste, Roland furieux, trad D’Ussieux ill Cochin/Moreau... Paris Brunet 1776
Auteur(s) :
Ponce, Nicolas (1746-1831)
Cochin le jeune, Charles-Nicolas (1715-1790)
Date :
1781
Nature de l'image :
Gravure sur cuivre
Sujet de l'image :
Fiction, 16e siècle
Lieu de conservation :
Lunel, Bibliothèque municipale, Fonds Médard
Références (n° inv, cote, salle, coll.) :
G. 49
Sujet de recherche :
Iconographie du Roland furieux
Traitement de l'image :
Scanner
Photo sur papier
Localisation de la reproduction :
Collection particulière

Analyse

Analyse de l'image :
     Mandricard se reposait auprès d’une fontaine en compagnie de Doralice, après avoir quitté Zerbin mourant, quand survient Rodomont, à qui Doralice était primitivement promise. Mandricard et Rodomont entament le combat, bien qu’ils appartiennent tous deux au même camp sarrasin.     Au premier plan à droite, l’ambassadeur des rois sarrasins (c’est-à-dire d’Agramant et de Marsile) tente de remettre au nain de Rodomont, placé complètement à gauche, la lettre que ses maîtres destinent à tous les chevaliers de leur camp : que toutes affaires cessantes ils rallient leur suzerain, que l’armée de Charlemagne met en péril.     Au centre, à la demande de l’ambassadeur trop couard pour effectuer lui-même la démarche, Doralice s’interpose entre Rodomont à gauche, identifiable à cause de son nain, et Mandricard à droite, détenteur de l’épée Durandal qu’il brandit fièrement.     Au-dessus d’eux, la même interposition est figurée allégoriquement : Amour à droite met en déroute Discorde, avec ses serpents et ses seins pendants, et Orgueil, avec ses plumes de paon.     La composition de cette gravure est très élaborée : non seulement Cochin fait jouer un haut allégorique et un bas scénique, à la manière des grandes compositions historiques de Rubens, mais il organise sa scène selon un dispositif concentrique : Doralice au centre est l’enjeu qu’il s’agit de posséder ; le premier cercle est constitué par Rofomont et Mandricard, dont elle semble plus chercher à se dégager qu’à arrêter le combat ; l’ambassadeur et le nain, qui n’est pas mentionné à cet endroit du texte de l’Arioste, constituent un second cercle, que matérialise le geste de l’ambassadeur tendant la lettre.     L’espace restreint de la lettre est délimité par ces deux cercles, cercles humains et non fabriques d’architecture. L’écran de la représentation se corporise, se médiatise : il devient continuum sensible.
Annotations :
1. Signé et daté sous la gravure, à gauche « C. N. Cochin filius del. », au centre « 1781 », à droite « N. Ponce Sculp. »