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Doralice & Isabelle interrompent le duel de Mandricard & Zerbin (Cycle d’Effiat)

Notice #001236

Image HD

Série de l'image :
Cycle du château d’Effiat sur le Roland furieux (Riom, Auvergne, 1625-1632)
Problème datation
Entre 1625 et 1632
Nature de l'image :
Peinture sur toile
Sujet de l'image :
Fiction, 16e siècle
Lieu de conservation :
Clermont-Ferrand, Musée d’Art Roger-Quilliot
Références (n° inv, cote, salle, coll.) :
52.5.12, inv. 3212
Sujet de recherche :
Iconographie du Roland furieux
Traitement de l'image :
Scanner
N° de commande :
Localisation de la reproduction :
Paris, Bibliothèque de l’École normale supérieure

Analyse

Analyse de l'image :
Parvenus sur les lieux où Roland, voyant les inscriptions de Médor et d’Angélique, était devenu fou, Zerbin et Isabelle avaient pieusement ramassé les armes éparses de Roland et en avaient constitué un trophée (au fond à droite). Mandricard, chevalier sarrasin, survient alors en compagnie de sa dame, Doralice, et revendique ces armes, les armes d’’Hector, qui lui ont un temps appartenu. Il s’empare de l’épée Durandal. Un duel s’engage. Isabelle (à droite) prie Doralice (brune, à gauche) de s’interposer entre les deux combattants qui sont en train de s’entretuer. Mandricard à gauche brandit Durandal ; Zerbin, à l’arrière-plan au centre, baisse la tête contre l’encolure de son cheval, car il est en fait déjà mortellement blessé.
    L’espace de la représentation est divisé en deux : à gauche, sur fond de ciel, se joue la scène proprement dite, l’interposition de Doralice; à droite, sur fond de forêt, Isabelle spectatrice constitue l’embrayeur visuel par qui nous, spectateurs, nous accédons à l’espace restreint de la scène proprement dite. (la robe jaune et le surtout blanc d’Isabelle se retrouvent au tableau suivant 52.5.2)
   
    « Doralice, qui est courtoise autant que belle
   et peu sûre de la suite de cette bataille,
   accepte volontiers ce que dit Isabelle
   et à trêve et à paix dispose son amant.
   Ainsi, quand l’autre prie, son ire vengeresse
   s’enfuit au cœur de Zerbin et s’évaniuit ;
   et il prend le chemin qui plaît à celle-ci,
   sans finir l’entreprise à l’épée confiée. » (str. 72)
Annotations :
2. 4e partie du cycle, consacrée à Zerbin. Zerbin est le restaurateur et le protecteur des armes de Roland : il rétablit l’honneur de la chevalerie. Ici, 1ère étape : constitution des armes en trophée.
3. Une tapisserie exécutée d’après ce tableau se trouve au Metropolitan Museum.