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Belford visite Mme Sinclair (Clarisse, Barde/Mérigot 1785 fig20) - Schellenberg

Notice #001947

Image HD

Série de l'image :
Richardson (trad. Le Tourneur), Clarisse Harlowe, Genève, Paris, 1785
Auteur(s) :
Schellenberg, Johann Rudolph (1741-1806)
Date :
Entre 1784 et 1785
Date incertaine
Nature de l'image :
Gravure sur cuivre, eau-forte
Sujet de l'image :
Fiction, 18e siècle
Lieu de conservation :
Madison Wisconsin, Memorial Library
Références (n° inv, cote, salle, coll.) :
PR3664 C4 F5 1785 (Special Collections)
Sujet de recherche :
B. Tane, Roman&Illustration, chap. Richardson
Traitement de l'image :
Photo numérique
N° de commande :
Photo sur papier
Localisation de la reproduction :
Montpellier, Inst. de rech. sur la Renaissance l’âge classique & les Lumières

Analyse

Analyse de l'image :
Belford rend visite à Mme Sinclair, qui est donnée pour perdue par les médecins à la suite d’une chute. Elle est entourée par ses pensionnaires que Belford, conduit par Sally, surprend sans qu’elles se soient apprétées, poursuivant leur orgie dans la chambre de la malade. Mme Sinclair, décrite comme un animal furieux, refuse qu’on lui parle de la mort (CH1985, L499 pp. 1386-1394; cette lettre est omise dans la traduction de Prévost cf. CH1999II, p. 641).
   
    « Voyez-la donc remplissant de son corps la largeur de son lit en désordre, les gros bras levés en l’air, ses larges mains violemment jointes ensemble, ses yeux d ebœuf d’un rouge enflammé, comme ceux d’une salamndre ; sa chevelure grise, à laquelle le vice n’avoit rien laissé d evénérable, sous une vieille cornette à demi sortie de sa tête, toute mêlée & tombant sur ses oreilles, & son cou charnu… »
Annotations :
1. Au-dessus de la gravure à gauche : « N°. XX. » (N à l’envers)
Aucune signature visible sous la gravure.
2. Vol. 10, face à la p. 335. La gravure est insérée à tort dans la lettre où Miss Howe fait à Belford l’éloge funèbre de Clarisse. Lettre XXXVII, Jeusi 12 octobre.
La lettre qui parle de cette visite est en fait la lettre VII de M. Belford à M. Lovelace, p. 32-61. La lettre contient p. 38 une note reprochant à Prévost de l’avoir supprimée dans sa traduction.
« Le seul défaut qu’on ait reproché à Richardson, & qu’on lui reproche moins à présent, est que l’action ne se précipite pas assez vîte au gré de notre impatience, vers l’événement. Mais on doit sentir que c’est de tous ces accessoires que dépend le grand effet que produit la lecture de Clarisse. Et si l’auteur a tous les mérites à la fois, il en est un surtout qui le caractérise, c’est une vérité inconcevable dans les détails. Il fait intervenir des incidents qui portent avec eux un si grand air de vérité, que l’on est tout surpris que des aventures imaginaires fassent sur tous le même effet que produiroit un événement réel qui se passeroit sous nos yeux. (Journal Anglais, 15 Juillet 1776.) »