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Renaud tue Polinesse devant le roi d’Écosse (Rol. furieux Valvassori 1566, ch5)

Notice #002062

Image HD

Série de l'image :
Lodovico Ariosto, Orlando furioso, Venise, G. A. Valvassori, 1566 in-4°
Date :
Entre 1553 et 1566
Nature de l'image :
Gravure sur bois
Sujet de l'image :
Fiction, 16e siècle
Lieu de conservation :
Montpellier, Médiathèque centrale d’agglomération Émile Zola
Références (n° inv, cote, salle, coll.) :
10948 RES in-4°
Sujet de recherche :
Iconographie du Roland furieux
Traitement de l'image :
Photo numérique
N° de commande :

Analyse

Analyse de l'image :
   Au premier plan à droite, Renaud arrive à Saint-Andrews accompagné par Dalinde, la servante qu’il a rencontrée en chemin et qui lui a raconté l’histoire de la fausse Guenièvre.     Au troisième plan à gauche, dans la tribune présidée par le roi d’Écosse, Renaud se présente comme le champion de Guenièvre.     Au centre, Renaud, le chevalier de droite, touche mortellement Polinesse le chevalier de gauche : sur le centre droit, Ariodant et Lurcain, toujours à cheval, observent le combat. Le champ clos est surveillé par le même Polinesse, de dos devant la palissade inférieure sur la gravure, entouré de six chevaliers à pied.     Évidemment il est absurde que Polinesse assiste à sa propre mise à mort. La logique de la gravure n’est ni scénique, ni même narrative. C’est la performance qui est mise en valeur. L’espace de la performance est signifié par la présence d’un arbitre des combats, qui tient ici une sorte de tableau en mains, probablement pour comptabiliser points, victoires et défaites. Le texte indique que c’est Polinesse qui arbitre le combat d’Ariodant et de Lurcain, jusqu’à l’interruption de ce combat par l’arrivée et la demande de Renaud. Le combat de Renaud et de Polinesse sort bien sûr du cadre prévu de la performance, d’où la contradiction.
Annotations :
3. La gravure est très inspirée de celle de l’édition Valgrisi, dont elle resserre mais préserve les principaux éléments.