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Angélique brutalisée par Roger (Roland furieux Valvassori 1566, ch11)

Notice #002068

Image HD

Série de l'image :
Lodovico Ariosto, Orlando furioso, Venise, G. A. Valvassori, 1566 in-4°
Entre 1553 et 1566
Nature de l'image :
Gravure sur bois
Sujet de l'image :
Fiction, 16e siècle
Lieu de conservation :
Montpellier, Médiathèque centrale d’agglomération Émile Zola
Références (n° inv, cote, salle, coll.) :
10948 RES in-4°
Sujet de recherche :
Iconographie du Roland furieux
Traitement de l'image :
Photo numérique
N° de commande :

Analyse

Analyse de l'image :
   Au premier plan à droite, Angélique nue se détourne de Roger : ses yeux tombent sur l’anneau magique qu’elle porte au doigt, qui lui permettra de disparaître. Roger, dessiné de dos et fonctionnant ici comme embrayeur visuel de la scène, cherche vainement en tournant autour de la fontaine à l’embrasser alors qu’elle est devenue invisible. Il est représenté une seconde fois au second plan, mais curieusement il tourne le dos à l’hippogriffe qui vole seul dans le ciel, venant de lui échapper.     À gauche, Angélique a trouvé refuge dans une caverne souterraine. Au second plan à gauche le berger de la caverne mène paître ses cavales. Angélique lui prend une jument (str. 12) et cherche à rentrer en Chine. Au centre, au second plan, on la voit fuir au galop.     Au troisième plan, Roger empêche un géant d’achever le chevalier qu’il vient de terrasser (str. 18). Roger reconnaît le visage de Bradamante (str. 19). Derrière, il poursuit ce même géant, qui emporte la dame dans ses bras (c’est en fait un mirage envoyé par Atlant pour le prendre au piège).     Au fond à droite, dans l’île des Ébudiens, Roland qui a ferré l’orque avec son ancre, la ramène sur le rivage. Légèrement au-dessus, entre l’orque et Roland, Olympe est attaché à son rocher. Plus à droite, Olympe nue assiste à la rencontre de Roland et d’Obert, à qui il confiera Olympe. Roland défait les Ébudiens révoltés contre lui tandis que les Irlandais incendient leur ville.
Annotations :
3. Contrairement à la Vénus de Cnide, à quoi on pourrait la comparer pour la posture générale et notamment le geste de la main gauche cachant son sexe, Angélique porte la main droite non vers sa poitrine, mais vers sa bouche pour y placer l’anneau d’invisiblité. Elle est plutôt inspirée de celle de l’édition Valgrisi, qui fait le même geste. On ne peut s’empêcher cependant de faire le rapprochement avec le type de la Vénus de Cnide, dont la célébrité était immense dès l’époque romaine : voir la Vénus des Médicis, signée par Cléomène, sculpteur athénien du IIIe siècle av. JC (Florence, Musée des Offices), la Vénus de Cnide conservée au Musée du Capitole (copie romaine), ou la Vénus au dauphin du Musée du Prado (1er siècle ap. JC). C’est ce type qui inspira Botticelli pour La Naissance de Vénus en 1485 (Florence, Musée des Offices).