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Agramant rompt le traité (Roland furieux Valvassori 1566, ch39)

Notice #002100

Image HD

Série de l'image :
Lodovico Ariosto, Orlando furioso, Venise, G. A. Valvassori, 1566 in-4°
Entre 1553 et 1566
Nature de l'image :
Gravure sur bois
Sujet de l'image :
Fiction, 16e siècle
Lieu de conservation :
Montpellier, Médiathèque centrale d’agglomération Émile Zola
Références (n° inv, cote, salle, coll.) :
10948 RES in-4°
Sujet de recherche :
Iconographie du Roland furieux
Traitement de l'image :
Photo numérique
N° de commande :

Analyse

Analyse de l'image :
   Les deux camps avaient décidé de remettre leur sort chacun entre les mains de son champion, Roger pour les africains, Renaud pour les chrétiens.    Au premier plan, combat de Renaud et de Roger à la hache ; la lice est représentée par une palissade. A droite, Renaud combat avec fougue ; à gauche, Roger, qui hésite à porter des coups contre le frère de Bradamante, reste en retrait. Le combat est inégal.    Au second plan, au centre (malheureusement traversée par la pliure du papier qui rend le dessin peu lisible), la magicienne Mélisse ayant pris l’apparence de Rodomont à cheval, s’avance vers le roi Trojan, à droite, le persuade de rompre le traité et d’engager une bataille générale.    Au troisième plan, Agramant fonce en avant, vers la gauche, avec ses chevaliers (st. 6). [Sobrin et Marsile se retirent en Arles pour ne pas participer au parjure d’Agramant, préparant ainsi la perte de ce dernier.]    Au fond à gauche, on distingue la citadelle d’Arles, sur le bord du Rhône et(?) de la mer. La mer désigne la rupture narrative de la stance 19 (Mais différant un peu cette bataille / Je veux passer la mer sans navire.)    L’autre côté de la mer représente les aventures d’Astolphe en Afrique. Astolphe a retranché les armées ennemies dans la ville de Biserte (st. 21-22) représentée tout en haut de la gravure et s’apprête à l’assiéger (st. 42).    [Astolphe jette des feuilles d’arbres à la mer qui, par un miracle, se changent en toute une flotte, st. 26-28.]    Un vacarme surprend alors Astolphe. Lui et les siens doivent maîtriser un forcené nu qui affronte le camp tout entier : c’est Roland fou, faisant tournoyer « un suo baston di legno », un bâton de bois qu’il avait (st. 37). On voit sur la gravure, environné par les guerriers d’Astolphe, Roland et son bâton.    [Brandimart rejoint Astolphe et retrouve Fleur de Lis.]    [Astolphe, après avoir fait laver Roland, lui fait boire son bon sens enfermé dans un flacon, st. 57.]    [Roland dit alors la phrase du Silène de Virgile, Solvite me, st. 60, et aide Astolphe au combat.]    [Retour du narrateur en Arles. Agramant en déroute s’est enfermé dans la ville. De là il prépare sa fuite vers l’Afrique. Au large de Biserte, la flotte miraculeuse d’Astolphe attaque Agramant, st. 81.]