D'Almanzi, vignette (Baculard d'Arnaud, Les Épreuves du sentiment, t4) - Halbou d'après Marillier
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Analyse
Le comte d’Ossemont a déshonoré Clémence, la petite‑fille du chevalier de Kersan. Désireux de réparer sa faute, il avait voulu l’épouser, mais son père s’y était opposé, lui imposant un parti plus avantageux.
De nombreuses années plus tard, rongé par le remords et sans nouvelles de Clémence, le comte fait la rencontre d’un jeune homme, d’Almanzi, avec lequel il se lie d’amitié. Il découvre avec stupeur que ce dernier est son propre fils, né de son union passée avec Clémence. Marié, il ne peut toutefois ni légitimer cet enfant, ni réparer l’injustice commise. La situation ne se dénoue qu’à la mort de son épouse : désormais libre, il peut enfin épouser Clémence et reconnaître son fils.
La vignette représente précisément cet instant. Le comte, agenouillé devant Clémence, lui annonce qu’il peut enfin l’épouser, tandis que d’Almanzi se tient derrière elle, témoin de la réparation tant attendue.
- Signé et daté sous la gravure, à gauche « c. p. Marillier Inv. », au milieu « 1775 », à droite « L. halbou Sculp ».
Informations techniques
Notice #025509