Aller au contenu principal
Griffon poursuit les Damascènes (Rolfur Franceschi 1584 ch18) - G. Porro
Griffon poursuit les Damascènes (Rolfur Franceschi 1584 ch18) - G. Porro

Notice #003027

Image HD

Série de l'image :
Lodovico Ariosto, Orlando furioso, Venise, F. de Franceschi, 1584
Auteur(s) :
Porro, Girolamo (1520-1604), graveur, dessinateur et écrivain d’art
Date :
1584
Nature de l'image :
Gravure sur cuivre
Sujet de l'image :
Fiction, 16e siècle
Lieu de conservation :
Paris, Bibliothèque nationale de France, Réserve
Références (n° inv, cote, salle, coll.) :
Résac yd 396
Sujet de recherche :
Iconographie du Roland furieux
Traitement de l'image :
Scanner
N° de commande :
2315005
Date de commande :
03/10/2003
Photo sur papier
Localisation de la reproduction :
Montpellier, Inst. de rech. sur la Renaissance l’âge classique & les Lumières

Analyse

Analyse de l'image :

     Au premier plan, Griffon libéré de sa charette d’infamie poursuit les Damascènes qui s’étaient moqués de lui. Ceux-ci refluent vers Damas, dont la porte est figurée à gauche (DAMASCO). Si le premier plan de cette gravure reprend, en l’inversant, celui correspondant de l’édition Valgrisi, la partie supérieure a été profondément remaniée par G. Porro, qui a privilégié l’enchaînement narratif au détriment de l’homogénéité géographique.     C’est donc Paris qui est représenté au second plan (PARIGI sur la muraille). Devant Paris, Discorde (Discordia) emmène Orgueil (Superbia) et rencontre Jalousie (Gelosia), qui marche avec un nain (NANO) en direction du camp des Sarrasins. Leur but est de faire de Rodomont et de Mandricard, deux des principaux chevaliers sarrasins, des ennemis mortels (str. 27-31). Elles trouvent Rodomont (ROD) émergeant de la Seine, après qu’il a failli détruire Paris (str. 31).     Le furieux combat entre Charlemagne et ses Paladins d’une part (CARLO, PALADINI), Rodomont d’autre part (ROD) est représenté au-dessus, bien qu’il soit raconté avant l’épisode allégorique (str. 8-24) : Rodomont avait fini par se jeter à l’eau pour échapper à ses assaillants (str. 23). La Seine qui traverse Paris est représentée en haut à droite et sur la gauche, avec des pieux plantés dans son cours pour empêcher une attaque par le fleuve. Mais on ne voit pas comment elle traverse la ville.     Au-dessus de Paris est représentée la gigantesque bataille au cours de laquelle meurt Dardinel (str. 38-58). Mais Dardinel n’est pas mentionné sur la gravure.     Damas est représentée une nouvelle fois en haut à droite, comme une ville différente de celle du premier plan. Sous la ville, Griffon (Gri.) met en déroute les soldats de Noradin depuis le pont du Temple (str. 61-69).     En haut à gauche, Aquilant accoste, à la recherche de son frère Griffon. Puis il rencontre Origile et Martan qui lui apprennent que Griffon ets à Damas. Au-dessus, Sansonnet, Marphise et Astolphe convergent vers Damas. En dessous, au centre de la gravure, Griffon et le roi Noradin (Re Nor.) accueillent les chevaliers venus pour le tournoi (inexistant dans le texte mais déjà représenté dans Valgrisi). Dans la ville, Sansonnet, Astolphe et Marphise sont représentés de dos et côte à côte (San, Astolfo, Mar.). Au-dessus la mêlée en quoi dégénère aussitôt le tournoi est assez confuse... Noradin y assiste depuis les murailles au-dessus (Nor).     L’histoire de Cloridan et de Médor, enfin, n’est qu’à peine suggérée tout en haut à gauche. Sur le champ de bataille jonché de cadavres les deux soldats sarrasins (Clo. Medor) recherchent leur capitaine Dardinel mort la veille au combat.