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Judith et la tête d’Holopherne (autrefois Salomé) - Titien

Date :
1515
Nature de l'image :
Peinture sur toile
Dimensions (HxL cm) :
89,5x73 cm
Sujet de l'image :
Sujet d’histoire sacrée. Judith dans la tente avec la tête d’Holopherne
Lieu de conservation :
Rome, Galerie Doria Pamphilj
n° d’inv. FC 517

Analyse

Ce tableau représente-t-il Salomé portant la tête de Jean-Baptiste, ou Judith portant celle d’Holopherne ?  La jeunesse de la jeune fille, le plateau sur lequel est posée la tête, l’absence d’épée… sont des arguments en faveur de Salomé, mais la présence d’une jeune servante fait pencher définitivement l’interprétation vers Judith.

« Elle frappa deux fois sur son cou de toute sa vigueur et elle lui ôta la tête.  Puis elle fit rouler son corps hors de la couche et enleva la moustiquaire des colonnes ; peu après, elle sortit et remit la tête d’Holopherne à sa suivante, qui la mit dans sa besace à provisions. Elles sortirent toutes les deux ensemble, comme à l’accoutumée, pour aller à la prière. Elles traversèrent le camp » (Judith, XIII, 9-10)

Judith porte un regard songeur sur la scène, et la servante la regarde avec tristesse, comme si elles regrettaient le meurtre. 
La beauté de Judith est idéale ; la peinture met à distance la mort, ne donne à voir aucune marque de sang ni même de douleur sur le visage d'Holopherne. Le peintre a travaillé les vêtements, mais aussi les chevelures, tant celle très sophistiquée de la jeune femme que celle restée magnifique d'Holopherne. 
Tout semble serein : l’héroïne farouche laisse la place à une femme fière de sa beauté. En haut à droite, au bord de la tente qui s’ouvre sur le ciel, un petit cupidon nous rappelle que sans lui Judith n'aurait pas été victorieuse…

 

Objets :
Tête coupée
Putto, putti, Amour
Sources textuelles :
Judith
13, 9-10 (Bible de Jérusalem, p. 695)

Informations techniques

Notice #004761

Image HD

Identifiant historique :
A4080
Traitement de l'image :
Scanner
Localisation de la reproduction :
Collection particulière (Cachan)
Bibliographie :
Eduard A. Safarik, Galleria Doria Pamphilj, Scala, 1993
p. 12-13