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La Génisse, la chèvre & la brebis en société avec le lion (Fables 68) - Chauveau

Notice #005504

Image HD

Série de l'image :
Fables choisies mises en vers par M. de La Fontaine, in-4°, Denys Thierry, 1668
Auteur(s) :
Chauveau, François (1613-1676)
1668
Nature de l'image :
Gravure sur cuivre
Sujet de l'image :
Fiction, 17e siècle
Lieu de conservation :
Versailles, Bibliothèque municipale centrale
Références (n° inv, cote, salle, coll.) :
Rés. Lebaudy in-4 32
Traitement de l'image :
Photo numérique
N° de commande :
Localisation de la reproduction :
Collection particulière

Analyse

Analyse de l'image :
Le lion et le Cerf tué constituent au 1er plan l’espace restreint de la scène ; la génisse, la chèvre et la brebis, au second plan, constituent l’espace vague des spectateurs.
   Ici, la différenciation des deux espaces est faible : la scène a un public, désigné explicitement dans le texte comme destinataire du discours du lion. Mais entre le lion et son public, nul échange, nulle commune mesure, nul jeu différentiel (comme dans les deux mulets, le loup et le chien...) ; le lion est un roi absolu.
   
   Texte de la fable :
   La Génisse, la Chèvre et leur sœur la Brebis,
   Avec un fier Lion, Seigneur du voisinage,
   Firent société, dit-on, au temps jadis,
   Et mirent en commun le gain et le dommage.
   Dans les lacs de la Chèvre un Cerf se trouva pris ;
   Vers ses associés aussitôt elle envoie :
   Eux venus, le Lion par ses ongles compta,
   Et dit : Nous sommes quatre à partager la proie ;
   Puis en autant de parts le Cerf il dépeça ;
   Prit pour lui la première en qualité de Sire :
   Elle doit être à moi, dit-il, et la raison,
   C’est que je m’appelle Lion :
   À cela l’on n’a rien à dire.
   La seconde par droit me doit échoir encor :
   Ce droit, vous le savez, c’est le droit du plus fort.
   Comme le plus vaillant je prétends la troisième.
   Si quelqu’une de vous touche à la quatrième,
   Je l’étranglerai tout d’abord.
Annotations :
1. Signé en bas à gauche : « F. C. »
2. Livre I, Fable 6.