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Souper célèbre (Rétif, Nuits de Paris, 1788, t. VII) - Sergent

Notice #006462

Image HD

Série de l'image :
Rétif de la Bretonne, Les Nuits de Paris, 16 vol. in-12°, [Londres,] 1788-94
Auteur(s) :
Sergent, Antoine François (1751-1847)
Date :
Entre 1788 et 1789
Nature de l'image :
Gravure sur cuivre
Sujet de l'image :
Fiction, 18e siècle
Lieu de conservation :
Paris, Bibliothèque nationale de France, Réserve
Références (n° inv, cote, salle, coll.) :
8-Z LE SENNE-5618 (13)
Sujet de recherche :
F. Tsang-Kwock, Les Nuits de Paris de Rétif, texte et illustration
Traitement de l'image :
Image web
N° de commande :
DEV-0801-000398
Date de commande :
10/04/2008
Photo sur papier
Localisation de la reproduction :
https://gallica.bnf.fr

Analyse

Analyse de l'image :
Après un déjeuner à 2 heures, les invités assistent à des expériences de physique sur l’électricité et sur le phosophore, puis à un spectacle d’ombres chinoises. Vient enfin le souper.
    « Le service se fit avec la repetition de l’appareil du premier Souper : C’est-à-dire, que chaque service était precedé du Heraut-d’armes portant s alance, ét vêtu à l’antique ; suivi du Secretaire, representant le Maître-d’hôtel, d’un Jeune-Enfant vêtu d eblanc, au lieu du Puer des Anciens, ét des Cuisiniers, tous costumés convenablement, dont l’un portait le plat les bras élevés : Chaque service fesait trois-fois le tour de la table, ét quelquefois le Jeunehomme le precedait en maître-des-ceremonies. Qu’on se rappelle, que le premier Souper était un jeu, où l’on affectait une sorte de bizarrerie très-innocente ; ét que le second devait être une imitation du premier. Ainsi tout ce qui s’était fait alors, devait encore se faire : Tous les propos que chaque Convive se rappelait d’avoir entendu repeter à la bavarde Renommée, il pouvait les demander, ét s’ils avaient été tenus, le Maître, doué d’une excellente memoire, se fesait un plaisir de les avouer : Mais lorsqu’ils étaient faux, il le disait : S’ils étaient ridicules, il en riait, ét s’en disculpait ; s’ils étaient calomnieux, il les repoussait avec indignation. Il y eut 27 mêts differens, en comptant un pour le potage, ét de-même le dessert pour un. C’était reellement une fête charmante. Le repas de Trimalcion, dans Petrone, avait été le modèle, ét on l’imitait assés-bien, pour que les Spectateurs instruits, en suivîssent la marche : Mais on peut dire que celui du Français avait plus de goût que celui du Romain. […] La seule difference, c’est qu’il n’y eut pas de Spectateurs ; parce que cette circonstance pouvait aisément se suppleer. » (Pp. 2929-2931.)
Annotations :
2. Tome VII. Planche après page de titre de la treizième partie, relative à la Nuit III-ÇLI (351), p. 2929, « II.d Souper de M. de la Reyn. »
Au verso de la page de titre de la 13e partie, on peut lire, face à la gravure :
« [Filet]
Sujet de la FIGURE de la XIII.me Partie.
[Filet]
SOUPER CELÈbre : Le Spectateur-nocturne à table, au second souper, entre l’Auteur du TABLEAU-DE-PARIS, ét Du-Hameauneuf, dans une salle superbement illuminée. On porte un service, avec appareil : Baïard : Cortége : Ifs ou Servantes : “QUIETI ET MUSIS” /
[Filet]
Extrait d’une Lettre de m. De-la-R., à m.lle R…
C’est envers vous, Mademoiselle, que Mad. la Comtesse de-Beauharnais est juste ; c’est envers moi qu’elle est indulgente….. M. votre Père est, je le repète, le plûs timide des Hommes, ét le moins propre à suivre une affaire où il faut de la constance, de la vigueur ét de l’énergie : Je le crois plûs capable de sentimens violens, que d everitable courage, ét la crainte de se compromettre, l’empêchera tojours de me srvir. Je suis loin de lui faire un crime de sa prudence ! Chacun, dans ce monde, vit pour soi ; c’est la loi de la nature, ét le soin de notre conservation, est toujours celui qui nous occupe exclusivement. ❧ Autre Fragment. Il est fâcheux pour moi que mes Adversaires se trouvent de ceux que votre façon-de-penser vous empêche de combatre ! ❦ Comme vos NUITS DE PARIS doivent être interessantes ? Quel sujet, pour un Obsrvateur, pour un Philosophe, pour tout Homme, qui sait voir ét reflechir ! Vous seul pouviez traiter ce sujet : vous seul avez toutes les qualités necessaires, pour en tirer le plûs grand parti. Quelle foule de tableaux se presentent à mon imagination ? Il semble que la teinte qu’ils reçoivent des tenèbres où ils seront vus, ajoute à leur profondeur, à leur utilité ? O mon Ami ? n’abandonnez pas ce grand Ouvrage ?… Quand aux details personnels, vous en avez, que je souhaite d’y voir…… Oui sans-doute je pourrai vous en fournir : ma vie n’est qu’une suite d’évènemens, tous plûs bisarres, tous plûs romanesques les uns que les autres….. Avec quel plaisir je me rens aux desirs d’un Ami si chèr ! »