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Tervire chez sa belle-sœur (La Vie de Marianne, 11ème partie, éd. 1778) - Fokke

Notice #006969

Image HD

Série de l'image :
Marivaux, La Vie de Marianne, Amsterdam, Changuion, 2 vol in12, 1778
Auteur(s) :
Fokke, Simon (1712-1784)
1742
Nature de l'image :
Gravure sur cuivre
Sujet de l'image :
Fiction, 18e siècle
Lieu de conservation :
Paris, Bibliothèque nationale de France, Département Littérature et art
Références (n° inv, cote, salle, coll.) :
Smith Lesouef R-1874
Traitement de l'image :
Photo numérique
Localisation de la reproduction :
Collection particulière (Cachan)

Analyse

Analyse de l'image :
Fuyant l’ingratitude de Mme Dursan belle-fille, l’ancienne Brunon qu’elle avait elle-même réconciliée avec sa tante juste avant la mort de celle-ci, Tervire est partie à Paris. En chemin, dans la voiture de poste, elle a rencontré une femme de qualité, très gênée financièrement, pour qui elle s’est prise de sympathie. Cette femme s’avèrera être sa mère, en butte à l’ingratitude de son fils après la mort de son mari.
    Tervire fait ici irruption dans l’élégant salon aristocratique de sa belle-sœur, à qui elle adresse une tirade enflammée sur le traitement infligé à sa mère qui se meurt dans un hôtel du faubourg.
    Un rideau théâtralise la scène, comme dans la gravure de la Xème partie. Le pilastre entre les deux fenêtres du salon sépare la scène en deux : Tervire est à gauche, sa belle-sœur – à droite. Mais Tervire franchit les limites qui lui sont imparties, et pénètre dans l’espace de sa sœur : son passage devant le pilastre matérialise l’irruption. Tervire ne s’est pas assise, ou vient de se lever de la chaise avancée pour elle à gauche : cette chaise constitue l’embrayeur visuel de la scène.
Annotations :
1. Signe et daté en bas à gauche, sous la gravure : « S. Fokke inv. et fec. 1742. »
En haut à droite, au-dessus de la gravure : « XI. Part. »
2. La gravure est montée de façon à faire face à la première page de la 12ème partie apocryphe.