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Edmond curieux (Paysan perverti, Esprit 1782, fig6) - Binet

Notice #000708

Image HD

Série de l'image :
Rétif de la Bretonne, Le Paysan perverti, Paris, Esprit, 1782
Artiste :
Le Roy, Jacques (1739-?)
Binet, Louis (1744-1800)
Date :
1776
Nature de l'image :
Gravure sur cuivre
Eau forte
Sujet de l'image :
Fiction, 18e siècle
Lieu de conservation :
Paris, Bibliothèque nationale de France, Réserve
BNF rés. Smith-Lesouëf 1490
Sujet de recherche :
B. Tane, Roman&Illustration, chap. Rétif
N° de commande :
2101596
Date de commande :
26/10/2001
Photo sur papier

Analyse

Analyse de l'image :
6e figure
   Sujet. M. Parangon voulant prendre Manon dans ses bras : La jeune personne ayant entendu quelque chose du côté de la porte, s’avance effrayée comme pour y voir. On aperçoit Edmond qui regardait curieusement, et qui se retire.
   
    « A tout moment je me perds dans les mœurs de la ville (mœurs, ça veut dire usages, conduites, façons d’agir) : Qui l’aurait pensé ?… O mon frère, ce n’est qu’à toi que j’ose découvrir ce mystère-là… Je ne sais par où commencer… Hier, M. Parangon et Mlle Manon… Oh ! c’est bien mal ! Je n’aurais pas cru que Mlle Manon… Enfin donc, hier, j’allais chercher quelque chose dont j’avais besoin, au-dessus de la chambre de Mme Parangon : cette chambre n’est jamais ouverte ; cependant je crus y entendre la voix de Mlle Manon ; la curiosité, un penchant que j’ai à me trouver où elle est, me firent approcher, et prêter l’oreille. Je fus bien sot quand j’entendis aussi M. Parangon. J’allais me retirer ; mais une chose singulière me retint ; c’était comme s’il l’avait embrassée. Je ne pus résister à la tentation de regarder par le trou de la serrure ; [ma tête poussa la porte, qui céda un peu] et j’aperçus, oui, mon cher frère, j’aperçus mon maître qui tenait dans se sbras une jeune fille, dont je ne voyais pas le visage, mais qui ne pouvait être que la cousine de sa femme, puisque je venais d’entendre sa voix […] et comme ils ont changé de place, et que je n’ai pas osé rester, à cause d’un petit bruit qu’avait fait la porte, je n’ai plus rien vu (sujet de la sixième figure) ; mais je n’ai pas entendu que celle qui était là se défendit. » (éd. François Jost, L’Age d’homme, 1977, t. 1, p. 47-8)
Annotations :
1. Signé en bas à gauche « Binet Inv[enit] », à droite « J.a Le Roy ». (?)
2. Tome I. Lettre XII. Planche en regard de la p. 46.
« Sujet : M. Parangon voulant prendre Manon dans ses bras : La jeune personne ayant entendu quelque chose du côté de la porte, s’avance effrayée comme pour y voir. On aperçoit Edmond qui regardait curieusement, et qui se retire. »