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Enlèvement du curé de Domfront (Dessins pour le Roman comique) - Oudry

Notice #007376

Image HD

Série de l'image :
Oudry, Dessins pour le Roman comique, Paris, Musée du Louvre
Auteur(s) :
Oudry, Jean Baptiste (1686-1755)
Date :
Entre 1724 et 1727
Nature de l'image :
Dessin à la pierre noire
Sujet de l'image :
Fiction, 17e siècle
Lieu de conservation :
Paris, Musée du Louvre, Département des Arts graphiques
Références (n° inv, cote, salle, coll.) :
RF1688
Traitement de l'image :
Image web
Localisation de la reproduction :
http://www.photo.rmn.fr (Réunion des Musées Nationaux)

Analyse

Analyse de l'image :
Oudry a rassemblé ici trois épisodes de l’aventure du chapitre XIV. Tout d’abord, avant la reconnaissance, le cheval du brancard « mit le pied dans une ornière et broncha si rudement que monsieur le curé s’en éveilla et sa nièce tomba du brancard sur la maigre croupe de sa haridelle. » Oudry rend à merveille le mouvement du cheval qui s’emballe, du brancard déséquilibré, de la nièce qui tombe.
   Le second moment suit la reconnaissance, quand le chef des assaillants, à cheval au centre, décharge son pistolet sur la tête de son homme de pied qui l’a mal renseigné : la nièce du curé, à qui il a fait ôter son voile, se découvre comme n’étant pas Mlle de l’Étoile. Le cheval du brancard, tué chez Scarron en même temps que l’homme de pied, est ici bien vivant : il appartient encore au premier moment.
   Le troisième moment suit ce meurtre : le curé, qui croit sa dernière heure arrivée, « demanda confession ; Julian et Guillaume se mirent à genoux et la nièce du curé se rengea auprès de son oncle. Mais ceux qui leur faisaient tant de peur les avaient déjà quittés et s’étaient éloignés d’eux autant que leurs chevaux avaient pu courir, leur laissant en dépôt celui qui avait été tué d’un coup de pistolet. »
    Autrement dit, quand les deux hommes s’agenouillent à droite pour faire leur ultime confession, le jeune homme à gauche est déjà mort et les autres assaillants sont partis.
Annotations :
1. Signé en bas au centre « J. B. Oudry ».
3. Cette scène ne se retrouve pas dans la série des 26 gravures d’Oudry.