Aller au contenu principal
Antoine et Cléopâtre - Carrache
Antoine et Cléopâtre - Carrache

Notice #007544

Image HD

Série de l'image :
L’Arétin d’Augustin Carrache ou Recueil de postures érotiques
Auteur(s) :
Coiny, Jacques Joseph (1761-1809)
Carracci, Agostino (1557-1602)
Date :
1798
Nature de l'image :
Gravure sur cuivre
Lieu de conservation :
Paris, Bibliothèque nationale de France, Réserve
Références (n° inv, cote, salle, coll.) :
SMITH LESOUEF E-4
Traitement de l'image :
Image web
Localisation de la reproduction :
https://gallica.bnf.fr

Analyse

Analyse de l'image :

« Nos amans éprouvèrent cette vérité. Antoine, qui s’était livré avec trop d’ardeur à la fougue de ses passions, s’aperçut de la baisse de ses facultés ; et pour relever sa faiblesse, il eut recours aux aphrodisiaques connus de son temps, tels que les artichaux, les huîtres, les asperges, les testicules de bélier, les polypes, etc.
Il alla même jusqu’à coucher sur des éponges pour ranimer ses forces épuisées dans les combats amoureux. Mais ces ressources n’étaient que momentanées, et ne faisaient qu’augmenter ses regrets.
Cléopâtre au contraire dans l’âge où le tempérament s’attise par l’exercice, sentait plus que jamais les besoins de son cœur, et ne trouvant pas dans son amant tout ce qu’il fallait pour les satisfaire, ne manquait pas de prendre ailleurs son supplément. La chose lui était facile, puisque tous les amis et les courtisans d’Antoine étaient si éperdument amoureux de ses charmes, qu’il y en eut plusieurs qui choisirent de coucher une nuit avec elle, à condition de perdre la vie le lendemain.
Antoine s’aperçut des infidélités de Cléopâtre. Il lui en fit des reproches. Elle lui avoua ingénument qu’elle était emportée par une ardeur immodérée, que ne pouvant résister au désir qui la pressait, elle s’était déguisée pendant la nuit, pour aller dans un lieu public, où elle avait connu cent six hommes; et que malgré tant d’assauts, elle en était sortie sans être rassasiée. Ce qu’il attribuait à une maladie de cœur plutôt qu’à une débauche d’esprit. »