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Surprise au lit, une princesse fait fuir son amant (Heptam. N4, Amsterdam, 1698)

Notice #007594

Image HD

Série de l'image :
Contes et nouvelles de Marguerite de Valois, Amsterdam, G. Gallet, 1698
Auteur(s) :
De Hooghe, ou De Hooch, Romeyn (1645-1708)
Date :
1698
Nature de l'image :
Gravure sur cuivre, taille-douce (au burin)
Sujet de l'image :
Fiction, 16e siècle
Lieu de conservation :
Versailles, Bibliothèque municipale centrale
Références (n° inv, cote, salle, coll.) :
F.A. in-8° E431e (1er volume)
Traitement de l'image :
Photo numérique

Analyse

Analyse de l'image :
« Un gentilhomme, voyant une dame de la meilleure maison de Flandre, sœur de son maistre, veuve de son premier et second mary, et femme fort deliberée, voulut sonder si les propos d’une honneste amityé luy déplairoyent ; mais, ayant trouvé reponse contraire à sa contenance, essaya la prendre par force, à laquelle resista fort bien. Et sans jamais faire semblant des dessins et efforts du gentil homme, par le conseil de sa dame d’honneur, s’eloingna petit à petit de la bonne chere qu’elle avoit azccoutumé luy faire. Ainsy, par sa fole outrecuydance, perdit l’honneste et commune frequentation qu’il avoit plus que nul autre avec elle. » (LP, p. 117.)
   
   La gravure représente le moment qui suit le viol manqué. La jeune veuve est couchée dans le château du gentilhomme qui l’aime : celui-ci est entré secrètement dans sa chambre par une trappe qui communique avec la sienne. Grâce à l’obscurité, il entend garder l’incognito. Sa tentative ayant échoué, il s’enfuit par la trappe où il est venu (à gauche), tandis que les gens de la Dame volent à son secours.
   
   « Mais, elle, qui estoit forte, se desfit de ses mains, en luy demandant qu’il estoit, se meit à le fraper, mordre et esgratiner, de sorte qu’il fut contrainct, pour la paour qu’il eut qu’elle appellast, luy fermer la bouche de la couverture ; ce que luy fut impossible de faire, car, quand elle veid qu’il n’espargnoit riens de toutes ses forces pour luy faire une honte, elle n’espargnoit riens des siennes pour l’en engarder, et appella tant qu’elle peut sa dame d’honneur, qui couchoit en sa chambre, antienne et saige femme, autant qu’il en estoit poinct, laquelle tout en chemise courut à sa maistresse.
    Et, quand le gentil homme veid qu’il estoit descouvert, eut si grand paour d’estre congneu de sa dame, que le plus tost qu’il peut descendit par sa trappe » (LP, p. 121).
   
   La gravure diverge du texte : dans le texte, la chambrière seule vole au secours de sa dame, tandis que le gentilhomme s’enfuit. Ici, la Dame est entourée de trois personnages : derrière la chambrière, un valet portant un flambeau ; derrière la Dame et de l’autre côté du lit, une autre femme de chambre.
Annotations :
2. 1ère journée, 4e nouvelle.