Aller au contenu principal
César face à la statue d’Alexandre - Vien

Notice #000760

Image HD

Série de l'image :
Salon de 1767, commande de Stanislas-Auguste pour le château de Varsovie
Auteur(s) :
Vien, Joseph Marie (1716-1809)
1767
Nature de l'image :
Peinture sur toile
Sujet de l'image :
Sujet historique. Jules César (100 - 44 av. JC)
Lieu de conservation :
Varsovie, Château royal
Références (n° inv, cote, salle, coll.) :
inv. 130922
Traitement de l'image :
Scanner
N° de commande :
Localisation de la reproduction :
Collection particulière (Cachan)

Analyse

Analyse de l'image :
Livret du Salon de 1767 :
    « Par M. Vien, Professeur. […]
    16. César débarquant à Cadix, trouve dans le Temple d’Hercule la Statue d’Alexandre, & gémit d’être inconnu à l’âge où ce Héros étoit déjà couvert de gloire.
    Ce Tableau ceintré, de 8 pieds 9 pouces de haut, sur 4 pieds 9 pouces de large, appartient à S. M. le Roi de Pologne. »
   
   Mercure de France, octobre 1767, p. 164 :
    « Nous pensons de même au sujet du tableau représentant César qui, passant devant la statue d’Alexandre, gémit d’être inconnu à l’âge où ce héros étoit déjà couvert de gloire. Ce morceau, ordonné par le Roi de Pologne, juste appréciateur des vertus & de stalens, réunit au pathétique des expressions, le brillant du coloris & les grâces d’une belle manœuvre. »
   
    L’épisode se situe au début de la carrière de César, alors qu’il vient d’être envoyé en Espagne comme questeur (vers -60), et avant le premier triumvirat et la conquête de la Gaule : « Comme questeur, il lui échut l’Espagne ultérieure (= méridionale). [...] Étant venu à Gadès (= Cadix), il remarqua près du temple d’Hercule une statue d’Alexandre le Grand : il se mit alors à gémir et, comme écœuré de son inaction, en pensant qu’il n’avait encore rien fait de mémorable à l’âge où Alexandre avait déjà soumis toute la terre, il demanda tout de suite un congé pour saisir le plus tôt possible, à Rome, les occasions de se signaler. » (Suétone, Vie de César, 7).
    Vien s’est peut-être inspiré de l’Histoire romaine de Roslin.
Annotations :
1. Sur le piédestal on peut lire « ALEXANDER AN[NO] / XXIII NATUS / PATRIAM VERSUS / PERSAS CONSTI[TI]T »
Sur le bas du cadre on peut lire « ALEXANDRI GLORIA EXCITAVIT CAESAREM ».
2. Par l’intermédiaire de Mme Geoffrin, le roi de Pologne, Stanislas Auguste Poniatowski, demanda en 1765 à Boucher, Lagrenée, Vien et Hallé d’exécuter quatre toiles pour la Chambre des Seigneurs du château de Varsovie. Les quatre toiles devaient représenter les « idées de justice, d’émulation, de magnanimité et de concorde » (lettre de Mme Geoffrin au roi de Pologne, 29 janvier 1766). La Continence de Scipion, dessinée par Boucher mais exécutée finalement par Vien en 1768, figurait la justice ; César devant la statue d’Alexandre, l’idée d’émulation ; La Tête de Pompée présentée à César, de Lagrenée, l’idée de magnanimité ; Scilurus et ses enfants, de Hallé, l’idée de concorde.
3. L’esquisse de ce tableau a été acquise par le musée d’Arras en 1968.