Aller au contenu principal
Avanturade s’entretient d’Amadour avec Florinde (Heptam. N10, Amsterdam, 1698)

Notice #007600

Image HD

Série de l'image :
Contes et nouvelles de Marguerite de Valois, Amsterdam, G. Gallet, 1698
Auteur(s) :
De Hooghe, ou De Hooch, Romeyn (1645-1708)
Date :
1698
Nature de l'image :
Gravure sur cuivre, taille-douce (au burin)
Sujet de l'image :
Fiction, 16e siècle
Lieu de conservation :
Versailles, Bibliothèque municipale centrale
Références (n° inv, cote, salle, coll.) :
F.A. in-8° E431e (1er volume)
Traitement de l'image :
Photo numérique

Analyse

Analyse de l'image :
« Floride, après le décès de son mary, et avoir vertueusement resisté à Amadour, qui l’avoit pressée de son honneur jusques au bout, s’en ala rendre religieuse au monastere de Jesus. »
   
   Pour approcher Florinde, Amadour s’adresse à Avanturade : « Amadour, tant pour l’honnesteté qu’il trouva en elle que pour ce qu’elle avoit trois mille ducatz de rente en mariage, delibera de l’entretenir comme celuy qui la vouloit espouser. A quoy voluntiers elle presta l’oreille ; et, pour ce qu’il estoit pauvre et son pere riche, pensa que jamais il ne s’accorderoit à ce mariage, sinon par le moyen de la comtesse d’Arande. Dont s’adressa à madame Floride et luy dist : “Ma dame, vous voyez ce gentil homme castelain qui si souvent parle à moy ; je croy que toute sa pretente n’est que de m’avoir en mariage. Vous sçavez quel pere j’ay, lequel jamais ne s’y consentira, si, par la contesse et par vous, il n’en est fort prié.” Floride, qui aymoit la damoiselle comme elle-mesme, l’asseura de prendre ceste affaire à cueur comme son bien propre. Et feit tant Avanturade, qu’elle luy presenta Amadour, lequel, luy baisant la main, cuyda s’esvanouyr d’aise » (LP, p. 161).
Annotations :
2. 1ère journée, 10e nouvelle.