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Une dame de Milan gagnée par un amant déguisé (Heptaméron N14, Amsterdam, 1698)

Notice #007604

Image HD

Série de l'image :
Contes et nouvelles de Marguerite de Valois, Amsterdam, G. Gallet, 1698
Auteur(s) :
De Hooghe, ou De Hooch, Romeyn (1645-1708)
1698
Nature de l'image :
Gravure sur cuivre, taille-douce (au burin)
Sujet de l'image :
Fiction, 16e siècle
Lieu de conservation :
Versailles, Bibliothèque municipale centrale
Références (n° inv, cote, salle, coll.) :
F.A. in-8° E431e (1er volume)
Traitement de l'image :
Photo numérique

Analyse

Analyse de l'image :
« Le seigneur de Bonnivet, pour se venger de la cruauté d’une dame milanoyse, s’accointa d’un gentil homme italian, qu’elle aymoit, sans qu’il en eut encores rien eu que de bonnes paroles et asseurance d’estre aymé. Et, pour pervenir à son intention, luy conseilla si bien, que sa dame luy accorda ce que tant il avoit pourchassé. Dont le gentil homme avertit Bonnivet, qui, apres s’estre fait couper les cheveux et la barbe, vestu d’abillemens semblables à ceux du gentil homme, s’en ala sur le mynuit mettre sa vengeance à execution : qui fut cause que la dame (après avoir entendu de luy l’invention qu’il avoit trouvée pour la gaigner) luy promit se departir de l’amytié de sa nation et s’arresta à luy. »
   
    La gravure représente le moment où, après avoir fait l’amour avec Bonnivent en croyant embrasser l’Italien, la dame de Milan se désespère d’avoir été ridiculisée :
    « Elle, qui le congneut à la parolle et au riz, fut si desesperée d’ennuy et de honte, qu’elle l’appella plus de mille foys meschant, traistre et trompeur, se voulant gecter du lict à bas pour chercher un cousteau, à fin de se tuer, veu qu’elle estoit si malheureuse qu’elle avoit perdu son honneur pour ung homme qu’elle n’aymoit poinct et qui, pour se venger d’elle, pourroit divulguer ceste affaire par tout le monde.Mais il la retint entre ses bras, et, par bonnes et doulces parolles, l’asseurant de l’aymer plus que celluy qui l’aymoit et de celler ce qui touchoit son honneur, si bien qu’elle n’en auroit jamais blasme. » (LP, p. 236.)
Annotations :
2. 2e journée, 14e nouvelle.