Aller au contenu principal
Bruit d’épée des chambrières au mur de la chambre (Heptam. N16, Amsterdam, 1698)

Notice #007606

Image HD

Série de l'image :
Contes et nouvelles de Marguerite de Valois, Amsterdam, G. Gallet, 1698
Auteur(s) :
De Hooghe, ou De Hooch, Romeyn (1645-1708)
Date :
1698
Nature de l'image :
Gravure sur cuivre, taille-douce (au burin)
Sujet de l'image :
Fiction, 16e siècle
Lieu de conservation :
Versailles, Bibliothèque municipale centrale
Références (n° inv, cote, salle, coll.) :
F.A. in-8° E431e (1er volume)
Traitement de l'image :
Photo numérique

Analyse

Analyse de l'image :
« Une dame de Milan, veuve d’un conte italien, delibérée de ne se remarier ny aymer jamais, fut troys ans durant si vivement prouchassée d’un gentil homme Françoys, qu’après plusieurs preuves de la perseverance de son amour, luy accorda ce qu’il avoit tant desiré, et se jurerent l’un à l’autre perpetuelle amytié. »
   
    Poursuivie des assiduités du comte italien, la veuve de Milan lui a finalement donné rendez-vous dans sa chambre. À peine arrivé, il entend « ung grand bruict de voix parlant bas, et d’espées que l’on frottoit contre les murailles » (p. 260). La veuve lui fait croire que ses frères sont venus le tuer. Il sort l’épée à la main et ne découvre que deux femmes de chambre :
    « A l’heure, il meist sa cappe à l’entour de son bras et son espée nue en la main, et alla ouvrir la porte, pour veoir de plus près les espées dont il oyoit le bruict. Et quant elle fut ouverte, il veit deux chamberieres, qui, avecq deux espées en chascune main, lui faisoient ceste alarme, lesquelles luy dirent : “Monsieur, pardonnez-nous, car nous avons commandement de notre maistresse de faire ainsi, mais vous n’aurez plus de nous d’autres empeschemens.” Le gentil homme, voyant qu’estoient femmes, ne leur sceut pis faire que, en les donnant à tous les diables, leur fermer la porte au visaige ; et s’en alla le plus tost qu’il luy fut possible coucher avecq sa dame, de la quelle la paour n’avoit en rien diminué l’amour ; et, oblyant lui demander la raison de ces escarmouches, ne pensa que à satisfaire à son desir. » (LP, p. 261.)
   
   Où la chambre se trouve-t-elle ? A droite où frappent les chambrières ? A gauche d’où vient le comte italien ?
Annotations :
2. 2e journée, 16e nouvelle.