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Deux cordeliers châtiés pour adultère (Heptaméron N48, Amsterdam, 1698)

Notice #007677

Image HD

Série de l'image :
Contes et nouvelles de Marguerite de Valois, Amsterdam, G. Gallet, 1698
Auteur(s) :
De Hooghe, ou De Hooch, Romeyn (1645-1708)
1698
Nature de l'image :
Gravure sur cuivre, taille-douce (au burin)
Sujet de l'image :
Fiction, 16e siècle
Lieu de conservation :
Versailles, Bibliothèque municipale centrale
Références (n° inv, cote, salle, coll.) :
F.A. in-8° E431e (2e volume)
Traitement de l'image :
Photo numérique

Analyse

Analyse de l'image :
« Le plus viel et malicieux de deux Cordeliers, logez en une hostellerye où l’on faisoit les noces de la fille de leans, voyans derober la maryée, alla tenir la place du nouveau maryé, pendant qu’il s’amusoit à danser avec la compaignie. »
   
   Après que les deux cordeliers ont sucessivement pris la place du mari dans le lit de la jeune mariée, celle-ci, qui ne s’est doutée de rien, exprime sa lassitude envers son légitime, qui comprend la supercherie :
    « Mais, quant elle luy eut compté, soupsonna que c’estoient les Cordeliers qui estoient logez leans. Et se leva incontinant et alla en leur chambre, qui estoit tout auprès de la sienne. Et, quand il ne les trouva poinct, se print à cryer à l’ayde si fort, qu’il assembla tous ses amys, lesquels, après avoir entendu le faict, luy ayderent, avecq chandelles, lanternes, et tous les chiens du villaige, à chercher ces Cordeliers. Et, quant ilz ne les trouverent poinct en leur maison, feirent si bonne dilligence qu’ils les attraperent dedans les vignes. Et là furent traictez comme il leur appartenoit ; car, après les avoir bien battuz, leur couperent les bras et les jambes, et les laisserent dedans les vignes à la garde du dieu Baccus et Venus, dont ilz estoient meilleurs disciples que de sainct François. »
   
    Sur la gravure, alors que le premier est déjà coupé en morceaux, le second reçoit l’assaut des villageois et du mari en fureur.
Annotations :
2. 5e journée, 48e nouvelle.