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Un éperon pris dans le drap laisse une femme nue (Heptam. N62, Amsterdam, 1698)

Notice #007691

Image HD

Série de l'image :
Contes et nouvelles de Marguerite de Valois, Amsterdam, G. Gallet, 1698
Auteur(s) :
De Hooghe, ou De Hooch, Romeyn (1645-1708)
1698
Nature de l'image :
Gravure sur cuivre, taille-douce (au burin)
Sujet de l'image :
Fiction, 16e siècle
Lieu de conservation :
Versailles, Bibliothèque municipale centrale
Références (n° inv, cote, salle, coll.) :
F.A. in-8° E431e (2e volume)
Traitement de l'image :
Photo numérique

Analyse

Analyse de l'image :
« Une damoyselle, faisant, soubz le nom d’une autre, un compte à quelque grande dame, se coupa si lourdement, que son honneur en demora tellement taché, que jamais elle ne le peut reparer. »
    Variation comique du motif de la belle endormie. Une demoiselle vient faire à une dame de sang royal (Marguerite ?) un conte dont elle se révèle, à la dernière phrase, être l’héroïne. Un gentil homme voyant que sa belle voisine avait épousé un vieillard lui fait sa cour en vain. Il décide alors de la suprendre au lit.
    « A l’heure, sans avoir le sens de fermer la porte, s’en vint coucher tout houzé et esperonné dedans le lict de la damoiselle ; et quant elle s’esveilla, fut autant marrye qu’il estoit possible. Mais, quelques remonstrances qu’elle luy sceut faire, il la print par force, luy disant que, si elle reveloit ceste affaire, il diroit à tout le monde qu’elle l’avoit envoyé querir ; dont la damoiselle eut si grand paour, qu’elle n’osa crier. Après, arrivant quelques des chamberieres, se leva hastivement. Et ne s’en fust personne aperceu, sinon l’esperon qui s’estoit attaché au linceul de dessus l’emporta tout entier ; et demeura la damoiselle toute nue sur son lict.” Et combien qu’elle feit le compte d’une aultre ne se peut garder de dire à la fin : “Jamais femme ne fust si estonnée que moy, quant je me trouvay toute nue.” »
Annotations :
2. 7e journée, 62e nouvelle.