Aller au contenu principal

Ragotin pendu Ă  un arbre (Roman comique III-2, 1794) - Le Barbier

Date :
1794
Nature de l'image :
Gravure sur cuivre
Sujet de l'image :
B.P. in-8 EG 16 (fonds Pernot)

Analyse

Annotations :

1. LĂ©gende :
« Je suis mort, on m’a donnĂ© un coup d’épĂ©e dans les reins ! | Ch. XII. »
SignĂ© sous la gravure, Ă  gauche « Le Barbier l’ainĂ© del. », Ă  droite « L. Petit sculp. ».
2. Texte de la page 108 :
« 
du cĂŽtĂ© de Balon, et qu’on lui avait dit qu’ils avaient pris cette route. Comme il entretenait la compagnie, le cheval d’un de ses archers, qui Ă©tait fougueux, sauta sur le cou du cheval de Ragotin, auquel il fit si grand’peur, qu’il recula, et s’enfonça dans une touffe d’arbres, dont il y en avait quelque-uns dont les branches Ă©taient sĂšches, l’une desquelles se trouva sous le pourpoint de Ragotin, et lui piqua le dos, de maniĂšre qu’il y demeura pendu ; car, voulant se dĂ©gager de ces arbres, il avait donnĂ© des deux talons Ă  son cheval qui avait passĂ©, et l’avait laissĂ© ainsi en l’air, criant comme un petit fou qu’il Ă©tait, Je suis mort, on m’a donnĂ© un coup d’épĂ©e dans les reins! On riait si fort de le voir en cette posture, que l’on ne songeait Ă  rien moins qu’à le secourir. On criait bien aux laquais de le dĂ©pendre, mais ils s’enfuyaient d’un autre cĂŽtĂ© en riant. Cependant son cheval gagnait toujours pays, sans se laisser prendre. Enfin, aprĂšs avoir bien ri, le cocher, qui Ă©tait un grand et fort garçon, descendit de dessus son siege , s’approcha de Ragotin , le souleva, et le dĂ©pendit. On le visita, et on lui fit accroire qu’il Ă©tait fort blessĂ©, qu’on ne pouvait le panser que  »

Sources textuelles :
Scarron, Le Roman comique (1651 et 1657)
III, 12 (3e partie apocryphe)

Informations techniques

Notice #007921

Image HD

Identifiant historique :
A7240
Traitement de l'image :
Photo numérique