Aller au contenu principal
Ragotin pendu à un arbre (Roman comique III-2, 1794) - Le Barbier

Notice #007921

Image HD

Série de l'image :
Scarron, Le Roman comique, Paris, Didot jeune, 1794, in-8, 3 vol.
Auteur(s) :
Barbier, Jacques, né à Paris vers 1753, élève de Lagrenée
1794
Nature de l'image :
Gravure sur cuivre
Sujet de l'image :
Fiction, 17e siècle
Lieu de conservation :
Versailles, Bibliothèque municipale centrale
Références (n° inv, cote, salle, coll.) :
B.P. in-8 EG 16 (fonds Pernot)
Traitement de l'image :
Photo numérique

Analyse

Annotations :
1. Légende :
« Je suis mort, on m’a donné un coup d’épée dans les reins ! | Ch. XII. »
Signé sous la gravure, à gauche « Le Barbier l’ainé del. », à droite « L. Petit sculp. ».
2. Texte de la page 108 :
« …du côté de Balon, et qu’on lui avait dit qu’ils avaient pris cette route. Comme il entretenait la compagnie, le cheval d’un de ses archers, qui était fougueux, sauta sur le cou du cheval de Ragotin, auquel il fit si grand’peur, qu’il recula, et s’enfonça dans une touffe d’arbres, dont il y en avait quelque-uns dont les branches étaient sèches, l’une desquelles se trouva sous le pourpoint de Ragotin, et lui piqua le dos, de manière qu’il y demeura pendu ; car, voulant se dégager de ces arbres, il avait donné des deux talons à son cheval qui avait passé, et l’avait laissé ainsi en l’air, criant comme un petit fou qu’il était, Je suis mort, on m’a donné un coup d’épée dans les reins! On riait si fort de le voir en cette posture, que l’on ne songeait à rien moins qu’à le secourir. On criait bien aux laquais de le dépendre, mais ils s’enfuyaient d’un autre côté en riant. Cependant son cheval gagnait toujours pays, sans se laisser prendre. Enfin, après avoir bien ri, le cocher, qui était un grand et fort garçon, descendit de dessus son siege , s’approcha de Ragotin , le souleva, et le dépendit. On le visita, et on lui fit accroire qu’il était fort blessé, qu’on ne pouvait le panser que… »