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Les Grecs sortent du cheval (Énéide, Strasbourg, 1502) - J. Grüninger > S. Brant

Notice #008154

Image HD

Série de l'image :
Publii Virgilii Maronis Opera, Strasbourg, J. Grüninger, 1502, in-F°
Auteur(s) :
Grüninger, Jean (actif à Strasbourg de 1482 à 1531)
Brant, Sébastien (1458-1521)
1502
Nature de l'image :
Gravure sur bois
Sujet de l'image :
Guerre de Troie. Le cheval de Troie
Lieu de conservation :
Heidelberg, Universtätsbibliothek
Références (n° inv, cote, salle, coll.) :
Cod. Heid. 370,319 (Signatur/Shelfmark UB)
Traitement de l'image :
Image web

Analyse

Analyse de l'image :
[flammas cum regia puppis]
   extulerat, fatisque deum defensus iniquis
   inclusos utero Danaos et pinea furtim
   laxat claustra Sinon. Illos patefactus ad auras
   reddit equus, laetique cauo se robore promunt
   Thessandrus Sthenelusque duces, et dirus Vlixes,
   demissum lapsi per funem, Acamasque, Thoasque, (II, 257-262)
    [Dès que le vaisseau royal
   eut envoyé un signal lumineux, alors, fort des iniques décrets divins,
   Sinon détache furtivement les cloisons de pin et délivre les Danaens
   enfermés dans le ventre ; le cheval ouvert rend à l’air libre
   ces hommes qui, tout joyeux, sortent de leur antre de bois :
   les chefs Thessandre et Sthénélus, et l’impitoyable Ulysse
   glissent le long d’une corde qu’ils ont lancée, ainsi qu’Acamas et Thoas…]
   
   On distingue à droite le vaisseau d’Agamemnon, la « poupe royale ». En bas les soldats grecs se pressent à la porte de Troie et cherchent à l’enfoncer avec un piolet (le graveur a apparemment oublié que la muraille a été éventrée pour laisser passer le cheval). Derrière la muraille, entre le cheval et l’enceinte, Sinon tient d’une main un flambeau, de l’autre la clef de la ville (mais Sinon n’a aucun signal à envoyer !). A gauche, les phylactères désignent les soldats grecs sortis du ventre du cheval. Tiout en bas, une sentinelle troyenne est éventrée.
   Dans la partie supérieure de l’image, la ville s’étage avec ça et là des flammes et sur la place centrale, derrière le cheval, les premières victimes du massacre.
    Grosso modo, la gravure se lit de bas en haut.
Annotations :
2. Folio CLVI recto.