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Hector apparaît à Énée (Énéide, Strasbourg, 1502) - J. Grüninger > S. Brant

Notice #008155

Image HD

Série de l'image :
Publii Virgilii Maronis Opera, Strasbourg, J. Grüninger, 1502, in-F°
Auteur(s) :
Grüninger, Jean (actif à Strasbourg de 1482 à 1531)
Brant, Sébastien (1458-1521)
1502
Nature de l'image :
Gravure sur bois
Sujet de l'image :
Énéide
Lieu de conservation :
Heidelberg, Universtätsbibliothek
Références (n° inv, cote, salle, coll.) :
Cod. Heid. 370,319 (Signatur/Shelfmark UB)
Traitement de l'image :
Image web

Analyse

Analyse de l'image :
L’image porte sous elle, en guise de légende, les vers suivants :
   pelidesque neoptolemus primusque machaon
   et menelaus et ipse doli fabricator Epeos.
   Invadunt urbem somno vinoque sepultam ;
   caeduntur vigiles, portisque patentibus omnes
   accipiunt socios atque agmina conscia jungunt. (II, 263-267)
   [Et Néoptolème le Péléide , et le premier Machaon,
   et Ménélas, et Epéos, l’inventeut même de la ruse.
   Il envahissent la ville ensevelie dans le vin et le sommeil,
   les sentinelles sont égorgées, et par les portes ouvertes
   ils reçoivent tous leurs compagnons et opèrent la jonction des troupes complices.]
   Mais l’image n’illustre pas ces vers. Elle prend leur suite : à droite, la maison d’Énée est ouverte pour nous laisser voir son intérieur. Enée est allongé sur son lit. Il voit en songe debout face à lui Hector sorti de sa tombe, le corps criblé des blessures qu’Achille lui a infligées, la barbe hirsute, levant les bras pour lui enjoindre de fuir (270-280, discours d’Hector, 289-295).
   En haut à gauche, signifiant le contenu de son discours, Hector est représenté une seconde fois, en habit sacerdotal, portant à Énée les bandelettes et le feu de Vesta, qu’Énée doit emporter dans sa fuite (296-297).
   Au centre de l’image, un homme en éventre un autre de son épée : le massacre continue…
Annotations :
2. Folio CLXVI verso.