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Le couronnement de la reine (Cycle de Marie de Médicis) - Rubens

Notice #000856

Image HD

Série de l'image :
Rubens, Cycle de la Vie de Marie de Médicis
Auteur(s) :
Rubens, Pierre Paul (1577-1640)
Entre 1621 et 1625
Nature de l'image :
Peinture sur toile
Sujet de l'image :
Composition mixte (allégorie et histoire)
Lieu de conservation :
Paris, Musée du Louvre
Références (n° inv, cote, salle, coll.) :
INV. 1778
Traitement de l'image :
Image web
N° de commande :

Analyse

Analyse de l'image :
Le couronnement de Marie de Médicis à Saint-Denis (13 mai 1610). Deux génies font pleuvoir des pièces d’or sur la reine (rituel de largesse), qui est assistée de plusieurs princesses et reçoit la couronne des mains du cardinal de Joyeuse. Le dauphin vêtu de blanc et la princesse sa sœur sont à ses côtés.
   
   La commande faite à Rubens stipulait ceci :
    « 13. Le couronnement de la Reine.
   L’on représente l’église de Saint-Denis en perspective avec le grand hôtel bien paré d’ornements et argenterie nécessaire pour célébrer la messe ; au côté de l’hôtel [pour: autel] est représenté une petite chambre tapissée de velours violet en broderie de fleurs de lys d’or, dans laquelle était le Roi qui voyait la cérémonie ; de l’autre côté un théâtre bas sur lequel étaient les ambassadeurs ; au-dessus un autre théâtre où était la musique et les hautbois qui sonnaient et chantaient durant la messe. À l’entour de l’église, des théâtres pour les Sieurs et dames, gentilshommes et officiers qui regardaient la cérémonie ; devant le grand hôtel il y avait un petit théâtre de trois pieds de haut, sur lequel il y avait un grand drap à pied de velours violet semé de fleurs de lys d’or en broderie. Au milieu du théâtre il y avait un carreau de velours violet de même broderie, sur lequel la Reine arrivant à l’église s’agenouilla devant le grand hôtel. La Reine avait un corset et surcot d’hermine enrichi de gros diamants, son manteau royal de velours violet semé de fleurs de lys d’or fourré d’hermine ; la coiffure de sa Majesté garnie de gros diamants et perles de prix inestimable. Sitôt que la Reine fut arrivée et agenouillée devant le grand hôtel, M. le cardinal de Joyeuse commença la cérémonie du sacre, revêtu de ses ornements pontificaux, assisté de Mrs les cardinaux de Gondy et de Sourdy, avec des archevêques et évêques. Il faut omettre toute la cérémonie du sacre, représenter seulement comme Mr le Cardinal de Joyeuse met la couronne sur la tête de la Reine ; au côté de la reine à main droite étaient Mr le Dauphin et Madame sa sœur, à main gauche, Mr d’Orléans et la reine Marguerite, derrière la Reine trois princesses du sang portant la queue de Sa Majesté à savoir Madame la Princesse, la mère de Madame la Princesse de Conti, Madame de Montpensier. Au côté de la Reine, Mr de Vendôme tenant le sceptre et Mr le chevalier de Vendôme la main de justice, Mr le Prince de Conti portait la couronne devant la Reine. Il y avait des bancs couverts de drap d’or, où étaient la Reine Marguerite, Madame de Guise la douairière, Mademoiselle de Vendôme, Madame de Vendôme, Mademoiselle Les princesses du sang [?] et les duchesses, vêtues de cottes de toile d’argent, surcot à homme, manteau ducal de velours cramoisi violet avec les [illisible] d’or. Les veuves princesses et duchesses vêtues de cottes de velours noir, surcot d’homme sans pierreries, manteau de velours cramoisi, mais plus court, couronnées comme les autres. Au ciel est représenté la gloire et l’honneur qui mettent la couronne sur la tête de la reine. »
   (Bnf Ms Baluze, 323, fol. 54, transcription Foucart et Thuillier, corr. Hénin et Cojannot)