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Vue de la vigne Madame à Rome - Robert

Notice #000878

Image HD

Série de l'image :
Paris, Salon de 1767
Auteur(s) :
Robert, Hubert (1733-1808)
Date :
1767
Nature de l'image :
Peinture sur toile
Sujet de l'image :
Ruine(s)
Lieu de conservation :
Saint-Pétersbourg, Ermitage
Références (n° inv, cote, salle, coll.) :
inv. n°7593
Traitement de l'image :
Scanner
N° de commande :
Localisation de la reproduction :
Collection particulière

Analyse

Analyse de l'image :
Livret du Salon de 1767 :
    « Par M. Robert, Académicien.
    101. […]
    110. Deux Tableaux de même grandeur : l’un représentant une Cascade tombant entre deux Terrasses, au milieu d’une Colonnade ; l’autre une Vue de la Vigne-Madame, à Rome.
    111. Deux autres Tableaux ; l’un, un Pont, sous lequel on voit les Campagnes de Sabine, à 40 lieuses de Rome ; l’autre, les Ruines du fameux Portique du Temple de Balbec, à Héliopolis.
    Ces quatre Tableaux ont environ 1 pied 1à pouces de large, sur 1 pied 5 pouces de haut. »
   
    La villa Madame, édifiée pour la princesse Marguerite de Parme au milieu du XVIe siècle sur une colline de la campagne romaine, est représentée ici ruinée et presque à l’abandon.
    L’espace de la toile se divise en trois niveaux : en bas le bassin d’agrément a été transformé en lavoir et colonisé par les lavandières avec leurs enfants. Au milieu, le jardin en terrasse barre la composition en diagonale, avec sa balustrade à demi détruite, réparée à certains endroits par une rembarde de bois. En haut et sur la gauche les loges sont ouvertes avec de grandes arcades intercalées de pilastres qui devaient être à l’origine surmontés de statues : une seule a subsisté avec un tronçon de balustrade.
    La structure géométrale de cet espace est donnée par l’architecture : le bassin, la terrasse, les loges. Le point de vue choisi par H. Robert, d’en bas et de la droite, lui permet d’obtenir une construction en X particulièrement originale, qui fait disparaître les angles droits et gomme la raideur classique du bâtiment.
    Aux trois niveaux de l’espace correspondent trois modes de supplément : débordement de la vie sociale en bas, avec l’intrusion des lavandières et leur sociabilité exubérante, qui suppléent la vie aristocratique à laquelle cette villa était primitivement dédiée ; bricolage de l’architecture au milieu, avec l’installation d’une rampe d’escalier en bois et d’un parapet sur la terrasse qui suppléent les constructions ruinées ; invasion végétale en haut, avec la vigne vierge et les ronces qui colonisent la pierre et l’ornent à la place des statues détruites et des vasques de fleurs manquantes.
    Hubert Robert imagine la ruine : la villa n’a jamais été dans cet état. Il imagine aussi la statue sur le toit.
Annotations :
2. Ce tableau a un pendant, « La Cascade tombant entre deux terrasses, au milieu d’un colonnade », également à l’Ermitage. Les deux tableaux sont regroupés au n°110 du Livret.