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Recherche infructueuse

La chute d’Adam et Ève - Rembrandt

Date :
1638
Nature de l'image :
Gravure sur cuivre, eau-forte
Dimensions (HxL cm) :
16,3x11,7 cm
RP-P-OB-54
Œuvre signée
Œuvre datée

Analyse

Rembrandt a représenté le serpent à la manière d’un dragon, avec des pattes, contrairement à la tradition iconographique, mais conformément au texte biblique : c’est après le péché original que le serpent fut condamné à ramper. Contrairement à la tradition, toujours, Adam et Ève sont laids : la déchéance du corps sera la conséquence du péché originel. (Rembrandt procède au même renversement de la tradition iconographique en représentant Ganymède enlevé comme un bambin braillard et non comme un merveilleux jeune homme. Voir lien.) Adam , de sa main droite levée, signifie l’interdit que la scène transgresse. C’est de la main gauche (la main maudite) qu’il arrache la pomme des mains d’Ève. Celle-ci s’apprêtait à la manger et s’en fait voler la primeur : pour Rembrandt, là encore contrairement à la tradition qui représente Ève proposant la pomme à son compagnon, la faute revient donc d’abord à Adam ! La scène est prise entre deux spectateurs animaux : le serpent au premier plan, et l’éléphant au fond, symbole de la tempérance qui fit défaut au premier couple… (voir Temperanza dans l’Iconologie de Ripa).

Annotations :

1. Signée et datée « Rembrandt. f[ecit]. 1638. »
2. Deuxième tirage de deux épreuves d’état.
3. Autre exemplaire à Paros, Musée du Petit-Palais, collection Dutuit, n° inv. 7683.

Composition de l'image :
Scène (espace vague/espace restreint)
Items :
Serpent
Sources textuelles :

Informations techniques

Notice #000942

Image HD

Identifiant historique :
A0261
Traitement de l'image :
Scanner
Localisation de la reproduction :
Collection particulière
Bibliographie :
Hidde Hoekstra, Rembrandt et la Bible, 1983, VBI, 1990
p. 9
S. de Bussière, Rembrandt. Eaux-fortes, coll. Dutuit, Pt-Palais, P-Musée, 1986
p. 112