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Uptictura18, Dossiers Rubriques. Présentation du dossier
Auteurs / Autrices :
Battista Dossi, Roland et Rodomont

Comité scientifique 

Fanny Eouzan, Docteure en Études italiennes, Professeure agrégée d’italien 
Clarisse Evrard, Docteure en Histoire de l’art, Professeure agrégée de lettres classiques 
Gianluca Genovese, Professeur à l’Università degli Studi Suor Orsola Benincasa de Naples 
Michel Paoli, Professeur à l’université d’Amiens 
Andrea Torre, Professeur associé à l’École normale supérieure de Pise 

Dossier coordonné par Stéphane Lojkine

Calendrier et consignes

Les propositions d’articles (250-300 mots) devront être envoyées, accompagnées d’une courte bio-bibliographie, avant le 1er septembre 2026 à Stéphane Lojkine, stephane.lojkine@univ-amu.fr.

Le comité donnera sa réponse à la mi-octobre 2026.

Les articles dont les propositions auront été retenues devront nous parvenir avant le 5 février 2027.

Longueur maximale des articles : 25000 signes, espaces compris. Se conformer aux consignes de mise en page (à lire avant de commencer à rédiger) : https://utpictura18.univ-amu.fr/consignes-mise-en-page-articles
Chaque article pourra être illustré de 15 images maximum. Les consignes sur la préparation des dossiers iconographiques seront données aux auteurs en octobre 2026.
Publication prévue à l’été 2027.

Présentation du projet

Le dossier « Illustrer l’Arioste » se propose de mettre à la disposition des enseignants du secondaire et des étudiants tous les éléments nécessaires pour aborder le corpus iconographique ariostien, et l’exploiter à des fins pédagogiques et de recherche.

Le corpus des images est gigantesque et multiforme : le premier objectif est d’en faire connaître les différentes composantes et d’aider à y circuler.

Le texte du Roland furieux, avec ses 46 chants, a de quoi impressionner : d’une certaine manière, l’iconographie y a opéré, sinon un tri, du moins une hiérarchisation des contenus narratifs. Le second objectif est de présenter, à partir de leur iconographie, les épisodes les plus célèbres, d’en proposer l’analyse et les enjeux culturels.

Ces enjeux sont en effet cruciaux pour comprendre comment s’est constitué le socle culturel commun de la Renaissance européenne, dont l’imaginaire contemporain est encore largement tributaire. Le troisième objectif de ce dossier sera de dégager les liens qui unissent, par l’image, l’Arioste à la fiction contemporaine, et notamment à la Fantasy.

Enfin, le corpus iconographique ariostien offre la particularité de fournir un volume soutenu et multinational d’images, pendant quatre siècles, se référant à un texte commun : il permet ainsi de mesurer précisément la genèse et l’évolution européenne de nos dispositifs et régimes de représentation, et fournit à ce titre les éléments d’une propédeutique à l’analyse d’image. La mise en place, à partir de l’iconographie de l’Arioste, d’une méthodologie d’analyse de l’image d’illustration constitue le 4e objectif de ce dossier.

Propositions de contributions

Les articles sont à destination pédagogique. Ils n’excèderont pas 25000 signes. Dans le dossier, 4 rubriques sont prévues :

  1. Editions illustrées de l’Arioste : présentation des principales éditions (éditeur, imprimeur, graveurs, type de gravure), parentés iconographiques, postérité.
  2. L’Arioste hors du livre : peinture, théâtre, objets d’art. Analyse des circulations, des adaptations, des procédés de narration visuelle et des milieux de réception.
  3. Scènes et personnages : étude transhistorique et intermédiale d’un épisode ou d’un personnage.
  4. Régimes de représentation : méthodologie de l’analyse d’image à partir d’études de cas.

On détaille ci-après les grandes caractéristiques du corpus d’étude, sur lequel porteront les contributions :

Livres illustrés

Le Roland furieux a été illustré très tôt. Le succès extraordinaire du livre et l’avance technique des typographes italiens expliquent sans doute le nombre des éditions illustrées. Les illustrations se présentent d’abord sous forme de vignettes gravées sur bois, une par chant : Ferrare, Zoppino, 1530 ; Venise, Giolito de’ Ferrari, 1543 ; Venise, Valvassori, 1553 ; Venise, Rampazetto, 1564 ; et une rare édition Gratioso Perchacino, 1567. A l’exception de cette dernière, toutes sont réimprimées à plusieurs reprises.

Viennent ensuite des programmes d’illustration plus ambitieux, en pleine page : Venise, Valgrisi, 1560, et inspirées de Valgrisi, les gravures sur cuivre de Girolamo Porro pour Franceschi, en 1584. Les gravures de Gaultier, pour l’édition en français de Paris, Foüet, 1615 doivent également beaucoup à Valgrisi.

Au XVIIIe siècle on voit à nouveau apparaître de luxueuses éditions illustrées de gravures sur cuivre pleine page : elles composant des scènes, et non plus un récit à petits personnages. Deux séries notamment se distinguent : celle de Cipriani, Moreau et Eisen pour l’édition en italien de Baskerville à Birmingham (1771-1773) et celle de Cochin pour l’édition en français de Brunet à Paris (1775). On peut mentionner également les 12 gravures de Chodowiecki pour l’Almanach général de Berlin, les gravures de P. A. Novelli pour l’édition de Venise, Zatta, 1776, et les dessins réalisés par Fragonard au début des années 1780, qui n’ont finalement pas été gravés. L’ensemble de ces séries est assez ramassé dans le temps : les années 1770 constituent un tournant dans l’illustration ariostienne et un témoignage essentiel de la manière dont il était lu et imaginé.

L’évolution iconographique se poursuit au XIXe siècle, et bénéficie de la révolution technologique des gravures sur bois de bout, qui permettent une illustration abondante à bien meilleur marché. Les deux séries les plus remarquables sont celle de Paris, Mallet, 1844, à laquelle participent Tonny Joahnnot et Célestin Nanteuil, et celle de Paris, Hachette, 1879, illustrée par Gustave Doré, qui prépare le basculement vers l’imaginaire de la fantasy.

Peinture

Sans doute le livre a-t-il joué un rôle central dans la diffusion européenne et dans l’évolution historique de l’iconographie du Roland furieux. Mais il n’en a pas été le seul vecteur. Les plus anciennes peintures prenant pour thème le Roland furieux sont contemporaines des premières gravures d’illustration. On peut citer Le Combat de Roland contre Rodomont, peint au début des années 1530 par Battista Dossi ou un de ses élèves ; la série de fresques peintes par Niccolò del’Abbate pour le palais Torfanini à Bologne en 1548 ; ou encore les cinq médaillons monochromes de Pietro Dolce peints à fresque à Chiusa di Pesto vers 1550, peut-être d’après les gravures de Giolito de Ferrari. La peinture est d’abord pensée comme une création sérielle, sous la forme d’un cycle anthologique (sélection d’épisodes) ou monographique (narration suivie), pour une galerie ou pour servir de cartons de tapisserie : les douze tableaux du château d’Effiat, réalisés à la fin des années 1620, en sont un exemple caractéristique.

Dès la deuxième moitié du XVIe siècle, on assiste à une standardisation des épisodes peints. Les artistes et leurs commanditaires ne retiennent que quelques scènes au sein du gigantesque répertoire narratif des 46 chants de l’Arioste : la folie de Roland, puis les amours d’Angélique et Médor vont devenir de véritables topoï iconographiques, illustrés par Peterzano, Lanfranco, Caliari, Tiarini, puis Sebastiano Ricci, Tiepolo en Italie ; en France, par Dubreuil, Blanchard, La Hyre, puis Coypel et Boucher ; dans les Flandres, par Bartholomeus Spranger, Bloemaert.… Au XIXe siècle, c’est surtout Angélique au rocher menacée par l’orque et sauvée par Roger sur son hippogriphe qui séduit les artistes. Parmi les tableaux les plus célèbres, on peut citer ceux d’Ingres (1819), ou d’Arnold Böcklin (1873).

Théâtre, opéra, ballet

Le monde fictionnel du Roland furieux s’autonomise peu à peu par rapport au texte. Dès le début du 17e siècle, on porte Roland à la scène, ou plus exactement on extrait de l’Arioste tel ou tel scénario qui en reprend partiellement et plus ou moins fidèlement les contenus. En France, les pièces de Charles Bauter, dit le sieur de Méliglosse, sont sans doute parmi les premières : La Rodomontade (1605) ; Tragedie françoise des amours d’Angelique et de Medor (1614), La Mort de Roger 1620). Riche puis Gilbert donnent à Paris Les Amours d’Angélique et de Médor (1637, 1664) ; Mairet donne un Roland furieux en 1638 ; Quinault fournit le livret de l’opéra de Lully, créé en 1685.

Au XVIIIe siècle, Roland est exploité sous forme parodique par la Comédie-Italienne et le théâtre de la foire : Arlequin Roland furieux (1694) de l’abbé Bordelon ; Pierrot Roland (1709) et Pierrot furieux (1717) de Fuzelier, Arlequin Roland (1727) de Dominique et Romagnesi et Roland (1744) de Panard et Sticotti. Parallèlement l’opera seria s’empare également du sujet : Vivaldi met en musique en 1714 un Orlando furioso (remanié jusqu’en 1727) et un Orlando finto pazzo qui est plutôt inspiré de Boiardo ; Haendel monte un Orlando en 1733 à Londres. Le spectacle ne se concentre pas nécessairement sur la folie de Roland, la magicienne Alcina et certains récits enchâssés, en particulier celui de Guenièvre et Ariodant connaissent une fortune particulière : on peut citer par exemple Olimpia in Ebuda de Hasse (1740), ou l’Ariodante puis l’Alcina de Haendel (1735).

Cette intense production a produit des décors de théâtre, et à partir d’eux des gravures d’illustration sur les livrets, des tableaux et cartons de tapisserie. Pendant trois siècles, l’Europe s’est divertie, a rêvé, a imaginé avec l’Arioste.

Objets d’art

La fiction ariostienne entre dans les intérieurs et habille les objets. Dès 1525, on voit apparaître sur les majoliques les figures des héroïnes et des héros de l’Arioste (ou de Boiardo). Francesco Xanto Avelli introduit l’hippogriffe dans ses créations : en 1532, il produit un tondo représentant Astolphe chassant les harpies ; en 1531, sans doute un Roger fuyant l’île d’Alcine. Les artisans puisent ainsi dans le nouveau répertoire de modèles fournis par l’imaginaire ariostéen pour décorer tapisseries, vaisselle, coffres peints ou encore cornes à poudre durant toute la période moderne. 

Sources croisées

Il ne faut pas se représenter une iconographie se déployant directement à partir d’un texte unique. L’Arioste vient après Boiardo qui lui-même puise dans le roman de chevalerie français, où une bonne partie de leurs personnages ont déjà existé ; par ailleurs, le Roland furieux sollicite massivement la culture antique : par exemple, l’évocation de la descendance de Bradamante par la magicienne Mélisse dans la caverne de Merlin (chant III) rappelle la rencontre que Virgile avait imaginée d’Énée avec Anchise aux Enfers ; le double épisode d’Olympe, puis d’Angélique au rocher (chant XI) parodie l’histoire de Persée et Andromède, qu’on peut lire chez Ovide ; la folie de Roland utilisant le corps d’un berger comme massue (chant XXIV) reprend l’histoire d’Hercule furieux massacrant Lichas. L’imaginaire ariostien est donc dès le départ un imaginaire interculturel aux inspirations multiples.

L’usage de la gravure par ailleurs n’est pas toujours scrupuleux : bien souvent, les bois gravés employés pour illustrer un texte sont réemployés pour un autre. La raison n’en est pas seulement économique ; l’image peut renvoyer très précisément au texte comme elle peut le décorer, lui fournir un cadre, ou même simplement constituer un agrément de mise en page. Elle peut signifier le texte au détail près, comme elle peut renvoyer à la circulation intertextuelle dans laquelle il est inscrit.

La circulation est d’abord interne. On remarque par exemple que d’une réédition l’autre, les bois de Rampazetto pour le Roland furieux changent de chant, ou que certaines des vignettes de Percacino sont utilisées pour plusieurs chants.

On assiste également a des réemplois externes : depuis ou vers les illustrations des Métamorphoses d’Ovide et de leurs avatars (les Trasformationi de Dolce) ; des Amadis (la traduction de Nicolas d’Herberay des Essarts, Paris, Janot, 1540, et ses nombreux avatars) ; du Roland amoureux vers le Roland furieux et vice-versa : les toutes petites vignettes du premier Roland amoureux illustré, Venise, G. de Ruconi, 1513, donnent le cadre et les formes génériques à partir desquelles l’illustration épico-romanesque va se déployer ; la très rare édition Zoppino de 1521 propose déjà des bois in-4° pleine page ; le Roland amoureux de Venise, imprimé par Nicolini da Sabbio en 1539 s’ouvre avec une carte : on voit ainsi se dessiner les étapes préparatoires du dispositif territorial des gravures pleine page de l’édition Valgrisi du Roland furieux en 1560, qui, repris et corrigé dans les gravures sur cuivre de l’édition Franceschi en 1584, va servir de base à une organisation scénique de l’image.

Bibliographie

Éditions modernes du Roland furieux

On n’entre pas ici dans le détail de la généalogie du texte et de ses éditions successives du vivant de l’auteur.

Ludovico Ariosto, Orlando furioso, A cura di Lanfranco Caretti, Presentazione di Italo Calvino, 2 volumes, Turin, Einaudi, 1966, 1992. Voir l’introduction de Lanfranco Caretti, p. V-LX

Ludovico Ariosto, Opere, A cura di Gabriele Pedullà, Rome, Editalia, Istituto Poligrafico e Zecca dello Stato, 2011 (contient tout l’apparat critique de la Renaissance et reproduit les cinq principaux cycles illustrés du Roland furieux du XVIe siècle et des Cinq Chants)

Ludovico Ariosto, Orlando furioso, commento di Emilio Bigi, a cura di Cristina Zampese, Milan, BUR Rizzoli classici, 2012

Traductions et anthologies

L’Arioste, Roland furieux, édition bilingue, introduction, traduction et notes par André Rochon, 4 volumes, Les Belles Lettres, 1998-2002. Voir l’introduction d’André Rochon, p. XI-LXXXIII

L’Arioste, Roland furieux, éd. et trad. de Michel Orcel, 2 vol., Seuil, 2000 (bilingue), Points, 2021 (en français seulement)

L’Arioste, Roland furieux, trad. Francisque Reynard (1880), Folio, 2003 (résumés chant par chant)

Arioste, Roland furieux, présenté et raconté par Italo Calvino, Einaudi, 1970, traduction des extraits de l’Arioste par C. Hippeau, traduction d’I. Calvino par Nino Frank, Flammarion (GF), 1982. Voir l’introduction p. 5-30

Bibliographie critique

Giorgia Atzeni, « Letteratura e immagini: le prime illustrazioni del Furioso », ArcheoArte, 2012, DOI: 10.4429/j.arart.2011.suppl.48

Guido Beltramini & Adolfo Tura, dir., Orlando Furioso 500 anni: cosa vedeva Ariosto quando chiudeva gli occhi, Ferrare, 2016

Lina Bolzoni, La stanza della memoria, Einaudi, 1995

Lina Bolzoni, dir., Galassia Ariosto. Il modello editoriale dell’Orlando furioso dal libor illustrato al web, Donzelli editore, 2017

Nicole Botti, Il baule del Furioso. La fortuna del poema ariostesco nel melodramma, Lucca, Pacini Fazzi, 2018

Mario Casari, Monica Preti, Michael Wyatt, Ariosto and the Arabs: Contexts for the Orlando furioso, Harvard University Press, 2022

Marina Cogotti, Vincenzo Farinella, Monica Preti, dir., I voli dell’Ariosto: L’“Orlando furioso” e le arti, Milan, Officina Libraria, 2016

Alexandre Doroszlai, Ptolémée et l’hippogriffe. La géographie de l’Arioste soumise à l’épreuve des cartes, Edizioni dell’Orso, 1998

José Guidi, Alexandre Doroszlai ; Marie-Françoise Piéjus, André Rochon, Espaces réels et espaces imaginaires dans le Roland Furieux, Paris, Presses universitaires de la Sorbonne nouvelle, 1991

Fanny Eouzan, « L’Arioste réécrit pour l’opéra : un voyage en Europe et dans les genres », Cahiers d’études romanes, n°20, 2009, p. 321-345

Clarisse Evrard, « Les métamorphoses des paladins de l’Arioste au Cinquecento, de l’espace livresque à l’autonomie visuelle », Histoire et civilisation du livre, Genève, Droz, 2024, p. 137-147

Gianluca Genovese, Le vie del furioso, Napoli, Guida, 2017

Daniel Leisawitz, « Ironic Geography in Ariosto’s Orlando furioso », Renaissance Quarterly, 75/2, 2022, DOI: 10.1017/rqx.2022.103

Stéphane Lojkine, « L’effet Argo. Le système des territoires dans le Roland furieux de l’Arioste », Patrimoine et littérature au collège et au lycée, Scérén, CRDP Franche-Comté, 2007, p. 123-153

Stéphane Lojkine, « Les trois territoires de la fiction : le Roland furieux et ses illustrateurs », Geographiae imaginariae : Dresser le cadastre des mondes inconnus dans la fiction narrative de l’Ancien Régime, Presses de l’Université Laval, p. 165-193

Stéphane Lojkine, « Entre nœud et lieu : géo-stratégie du Roland furieux », Cahiers d’études romanes, n°51, L’image réinterprétée, dir. P. Abbrugiati et Mathieu Corp, PUP, 2026, p. 125-145

Ita Mac Carthy, « Icons in Time: Ariosto’s Orlando furioso and Chivalric Literature through the Ages », The Oxford Handbook of Italian Literature, Oxford University Press, 2025

Peter W. Parshall, Rainer Schoch, et alii, Origins of European Printmaking, Yale University Press, 2005

Michel Paoli et Monica Preti, dir., L’Arioste et les arts, Paris, Louvre éditions, 2012

Francesco Sberlati, « Allegoriche figure. L’edizione Valgrisi del ‘Furioso’ (Venezia 1556) », Letteratura & Arte, XII, 2014, p. 37–53

Andrea Torre, « Il Furioso on the Web. Un archivio digitale delle illustrazioni cinquecentesche del poema », Italianistica, 2008, n°3

Andrea Torre, « Pino Zac, Orlando furioso di Ludovico Ariosto », Arabeschi, 2013

Andrea Torre, « Ovidio dopo Ariosto. Doppiaggi iconografici e testuali in edizioni illustrate del Cinquecento », Galassia Ariosto… (voir supra), 2017, p. 283-309

Paolo Trovato, « Ariosto d’oro e figurato. Le principali edizioni illustrate del Cinquecento [dell''Orlando furioso'], in L’‘Orlando furioso’ nello specchio delle immagini, a cura di Lina Bolzoni, Roma, Istituto della Enciclopedia Italiana, 2014, p. 1-3