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L’heureuse peine (Cabinet des fées T2, 1731)

Notice #010024

Image HD

Série de l'image :
Le Cabinet des fées, Amsterdam, Charles Le Cène, 1731
Date :
1731
Nature de l'image :
Gravure sur cuivre
Sujet de l'image :
Fiction, 17e siècle
Lieu de conservation :
Lausanne, Bibliothèque Cantonale et Universitaire Dorigny
Références (n° inv, cote, salle, coll.) :
LL 2385/2
Traitement de l'image :
Image web

Analyse

Analyse de l'image :
La vignette illustre la fin du conte :
    « Le cours de la rivière que suivaient les deux princesses les conduisit insensiblement dans l’île Galante, et ils y arrivèrent tous en même temps. Lumineuse ne manqua pas de s’y rendre. Elle apprit à Aimée que la vengeance de Formidable était accomplie puisqu’en rencontrant sa sœur, elle trouvait la seule personne du monde qui la pût haïr. “Et le voyage de Naimée est donc aussi fini, dit la belle princesse, car rien n’a pu diminuer l’amitié que j’ai pour elle.” Elle pria ensuite la fée d’adoucir, s’il était possible, la triste destinée de sa sœur, mais cette grâce était inutile à demander pour Naimée ; dès qu’elle eut vu le prince de l’île Galante, qu’elle reconnut facilement pour celui dont l’aimable portrait avait touché son cœur, et qu’elle entendit dire à Lumineuse que le temps approchait de son hymen avec la jeune Aimée, elle se précipita dans cette même rivière qu’elle suivait depuis un an avec tant de peine, sans pourtant avoir recours au trépas ; mais les malheurs de l’amour touchent plus vivement que ceux de la fortune. Lumineuse, qui vit tomber la princesse dans l’eau, la changea en un petit animal qui marque encore, par sa manière de marcher, quelle était l’humeur de la malheureuse Naimée. »
Annotations :
1. Sou la vignette, « Il fut autrefois un grand roi qui devint éperdument amoureux d’une belle princesse de sa cour ; dès qu’il l’aima, il lui parla de sa tendresse ; les rois ont d’autres pri[vilèges]… »