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Le sacrifice de Codros - Domenico Beccafumi

Notice #011185

Image HD

Série de l'image :
Domenico Beccafumi, Fresques du Palazzo Pubblico de Sienne
Auteur(s) :
Beccafumi, Domenico di Giacomo di Pace, dit (1486-1551)
Date :
Entre 1529 et 1535
Nature de l'image :
Fresque
Sujet de l'image :
Sujet historique. Codros (XIIe s. av. JC)
Lieu de conservation :
Sienne, Palazzo pubblico
Références (n° inv, cote, salle, coll.) :
Salle du Consistoire
Traitement de l'image :
Image web
Localisation de la reproduction :
http://commons.wikimedia.org/

Analyse

Analyse de l'image :
Vertus publiques des héros grecs et romains : le sacrifice de Codros, roi d’Athènes.
   
   Les Péloponnésiens frappés par la famine marchent contre Athènes. Ils sollicitent l’oracle de Delphes qui leur promet la victoire s’ils ne tuent pas Codrus, le roi d’Athènes. Mais un Delphien, Cleomantis, révèle l’oracle aux Athéniens. Codrus alors s’habille en mendiant, quitte la ville et commence à collecter du bois. Deux Péloponnésiens s’approchent de lui, il en tue un avec sa faucille. Le survivant, furieux, dégaine son épée et le tue. Les Athéniens envoient alors un messager chez les Péloponnésiens, réclamant son corps pour l’enterrer. Ceux-ci rendirent le corps et, comprenant ce qui s’était passé, ils quittèrent l’Attique. Athènes offrit à Cléomantis de Delphes l’hébergement à vie au Prytanée pour lui et pour ses descendants, à perpétuité. (Lycurgue, Plaidoyer contre Léocrate, 84-87)
   
   Selon Tzetzes, l’oracle fut donné aux Laconiens qu’ils seraient défaits s’ils tuaient le chef des Athéniens. Codrus s’habille en bûcheron, provoque un Laconien avec une hache et se fait tuer. Comprenant qu’ils avaient tué le roi d’Athènes, les Laconiens prennent aussitôt la fuite.
   (Tzetzes, Chiliades Hist. 4-5, 170-199. Voir également la scholie d’Hellenicus FGH 323a F23 au Banquet de Platon 208d. Voir aussi le Lexicon de Photius, Eugenesteros Kodrou, Demon FGH 327 F22).
   
   Codros, fils de Mélanthos, est le dix-septième et dernier roi légendaire d’Athènes. Le fils de Codros, Médon, lui succéda en tant qu’« archonte perpétuel », les Athéniens ayant estimé qu’aucun roi ne serait digne de régner après lui.
   
    Au premier plan Codros est représenté trois fois. A gauche, vêtu en armes et tenant son sceptre, il écoute Cléomantis lui révéler l’oracle de Delphes. Au centre, Codros se dépouille de sa tunique et de ses armes royales pour endosser la bure d’un pauvre bûcheron. A droite, assis dans l’angle, il se tourne vers le spectateur et le prend à témoin. On distingue au second plan sur la gauche un faisceau de bois. Derrière le Codros cenral, un édifice ruiné et un arbre mort, que couvre le lierre : symboles d’une monarchie qui arrive à son terme ?
    A l’arrière plan, derrière le faisceau, le temple d’Apollon, où se rendait l’oracle de Delphes, a été confondu avec la célèbre Tholos ronde, le temple d’Héra. On distingue à gauche, entre les colonnes, la foule des fidèles, au centre la statue, à droite, un prêtre.
    Sur la droite, Codros est terrassé par un cavalier ; on distingue son bois à côté de lui à terre.
Annotations :
3. Au moyen âge, l’histoire de Codros est généralement mise en parallèle avec celle d’Éléazar, le frère de Judas Maccabée, qui combattit courageusement contre Antiochus Eupator, et périt sous un éléphant qu’il venait d’éventrer en s’efforçant de faire le prince prisonnier (1 Macchabées, 2 et 6). Voir par exemple à la British Libray Harley 2838, folio 27.