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Le mire au chevet de Calydon (L’Astrée, 1733, II, 1) - Gravelot

Notice #012602

Image HD

Série de l'image :
L’Astrée de M. d’Urfé, Paris, Pierre Witte & Didot, 1733, 5 vol. in-12
Auteur(s) :
Guélard, Jean-Baptiste Antoine, grav. parisien actif 1730-1755
Gravelot, Hubert-François Bourgignon dit (1699-1773)
1733
Nature de l'image :
Gravure sur cuivre
Sujet de l'image :
Fiction, 17e siècle
Lieu de conservation :
Paris, Bibliothèque nationale de France, Réserve
Références (n° inv, cote, salle, coll.) :
Y2-7042
Traitement de l'image :
Image web

Analyse

Analyse de l'image :
Histoire de Célidée, Thamire et Calydon.
   Thamire est le narrateur. Il héberge chez lui le jeune Calydon, qui s’éprend secrètement de Célidée. Calydon tombe malade et dépérit. Un vieux « mire » (médecin) vient à son chevet.
   
    « il voulut voir Calydon : Nous allasmes donc tous deux en sa chambre, où il luy parla quelque temps, et le considera fort longuement : il remarqua ses gestes, ses actions : luy toucha le poux, bref le tourna de tous costez pour recognoistre son mal, et apres avoir demeuré plus de deux heures aupres de luy : — Mon enfant, luy dit-il, rejouïssez-vous, et soyez certain que vous ne mourrez pas encores de cette maladie, et que j’en ay veu plusieurs attaints de mesme mal, mais je n’en vis encor jamais mourir un seul. En sortant hors de la chambre il me tira à part, et me tint ces propos : — […] Je vous diray donc que le mal qu’il a ne procede pas du corps, mais de l’esprit, et si le corps en est attaint, bref, à la tristesse qui est peinte en son visage, et à ce continuel silence, je juge qu’il est passionnément amoureux en lieu qu’il n’ose declarer, ou dont il est mal traicté. Aussi-tost que ce Myre me tint ce langage, quelque démon me mit en l’esprit, que c’estoit sans doute de la belle Celidée, et qu’à cause de la deffence que je luy en avois faicte, il ne l’osoit dire ».
Annotations :
1. Signé sous la gravure à gauche « Gravelot inv. & f. », à droite « Guelard Sculp ».
En haut à gauche « II. Part. Frontispice. »