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L’inoculation de l’amour (La Nouvelle Héloïse, Rey 1761, fig5) - Gravelot

Notice #001541

Image HD

Série de l'image :
Rousseau, Lettres de deux amans habitans d’une petite ville, Amsterdam Rey 1761
Auteur(s) :
Le Mire, Noël (1724-1809)
Gravelot, Hubert-François Bourgignon dit (1699-1773)
Entre 1760 et 1761
Nature de l'image :
Gravure sur cuivre, eau-forte
Sujet de l'image :
Fiction, 18e siècle
Lieu de conservation :
Paris, Bibliothèque de l’Arsenal
Références (n° inv, cote, salle, coll.) :
RESERVE-8-BL-34363 (3)
Sujet de recherche :
B. Tane, Roman&Illustration, chap. Rousseau
Traitement de l'image :
Image web
N° de commande :
9610757
Date de commande :
01/07/1996
Photo sur papier
Localisation de la reproduction :
https://gallica.bnf.fr

Analyse

Analyse de l'image :
Saint-Preux, prévenu de la maladie de Julie, rentre de Paris pour avoir de ses nouvelles. Le lendemain, Claire le laisse entrer dans la chambre de la malade endormie. Saint-Preux se saisit d’une main qui sort des draps et l’embrasse. Julie se réveille mais Claire entraîne Saint-Preux hors de la chambre. Dans sa fièvre, Julie croira avoir fait un rêve jusqu’à ce que sa cousine la détrompe (3ème partie, lettre  14, Pléiade p.  331).
    Le « sujet » de Rousseau précise  : «  La Scéne se passe de nuit, et représente la chambre de Julie, dans le désordre où est ordinairement celle d’une personne malade. Julie est dans son lit avec la petite vérole  ; elle a le transport. Ses rideaux fermés, étoient entre-ouverts pour le passage de son bras, qui est en dehors  ; mais sentant baiser sa main, de l’autre, elle ouvre brusquement le rideau, et reconnaissant son ami, elle paroit surprise, agitée, transportée de joye, et prête à s’élancer vers lui. L’amant, à genoux près du lit, tient la main de Julie, qu’il vient de saisir, et la baise avec un emportement de douleur et d’amour dans lequel on voit, non-seulement qu’il ne craint pas la communication du venin,mais qu’il la désire. A l’instant Claire, un bougeoir à lamain, remarquant le mouvement de Julie, prend le jeune homme par le bras, et l’arrachant du lieu où il est,l’entraîne hors de la chambre. Une femme-de-chambre, un peu âgée, s’avance en même tems au chevet de Julie pour la retenir. IL faut qu’on remarque dans tous les personnages une action très-vive, et bien prise dans l’unité du moment.  » (Pléiade, p.  765)
Annotations :
1. Signé et daté en bas à gauche « H. Gravelot inv. », à droite « N. Le Mire Sc[ulpsit] 1760. ».
Légende centrée sous la gravure : « L’INOCULATION DE L’AMOUR ».
3. Cette reproduction a été établie sur l’édition de Paris, Veuve Duchesne 1764 qui reprend, avec un frontspice de Cochin et une nouvelle 12e estampe, les estampes de 1761 (voir série 1764).