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Valentinien montre à Isidore la bague de Maxime (L’Astrée, 1733, 2.12) - Guélard

Notice #016242

Image HD

Série de l'image :
L’Astrée de M. d’Urfé, Paris, Pierre Witte & Didot, 1733, 5 vol. in-12
Auteur(s) :
Guélard, Jean-Baptiste Antoine, grav. parisien actif 1730-1755
Gravelot, Hubert-François Bourgignon dit (1699-1773)
1733
Nature de l'image :
Gravure sur cuivre
Sujet de l'image :
Fiction, 17e siècle
Lieu de conservation :
Paris, Bibliothèque nationale de France, Réserve
Références (n° inv, cote, salle, coll.) :
Y2-7042
Traitement de l'image :
Image web

Analyse

Analyse de l'image :
Histoire d’Eudoxe, Valentinian et Ursace.
   Isidore reste fidèle à son époux Maxime, malgré les instances de l’empereur Valentinien.
   Celui-ci profitant d’une dette de jeu de Maxime, se procure sa bague et la montre à Isidore pour l’engager à un rendez-vous (éd. 1610, p. 806).
   Valentinien a posté son homme de main, l’eunuque Héracle, dans un arrière-cabinet pour intervenir au besoin.
   
    « Et par ce que l’Empereur vouloit que ceste affaire fust la plus secrette qu’il luy seroit possible, il n’avoit pris autre compagnie, que celle de cet homme, auquel il avoit commandé de demeurer dans un arriere cabinet, pour venir vers luy aussi tost qu’il l’appelleroit. » (éd. 1610, p. 814)
   
   Héraclès assiste donc à la scène.
   Il lui tient alors ce discours :
   
    « Toutes choses vous y doivent convier : Premierement l’affection que je vous porte, que vous recognoissez bien telle qu’il n’y a rien qui l’esgale. Puis la qualité de celuy qui vous ayme, que je ne representeray point autre que vous la sçavez et qui est telle, qu’estant Empereur, vous pouvez aspirer à l’Empire, si vous voulez me rendre autant de satisfaction que le merite l’amour que je vous porte : Et en fin la consideration de Maxime ne vous en peut divertir, puis que par la bague qu’il vous a envoyee, il fait bien paroistre qu’il n’y consent pas seulement, mais qu’il le desire. Que sera-ce donc, ma belle Isidore, qui me niera le bien que je desire, puis que toute raison le veut ainsi : Et lors luy mettant la main sous le menton la voulut baiser, mais elle tourna doucement la teste à costé, sans le repousser avec trop de violence, parce que voyant l’estat où elle estoit, et que la force ne luy serviroit de rien, elle se resolut de recourre à tous les artifices que la prudence et la ruze luy pourroient mettre en l’esprit. » (éd. 1610, p. 808)
Annotations :
1. Signé sous la gravure à droite « Guélard sculp. »