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Silviane travestie et en fuite (L’Astrée, 1733, III,  12) - Guélard

Notice #016254

Image HD

Série de l'image :
L’Astrée de M. d’Urfé, Paris, Pierre Witte & Didot, 1733, 5 vol. in-12
Auteur(s) :
Guélard, Jean-Baptiste Antoine, grav. parisien actif 1730-1755
Date :
1733
Nature de l'image :
Gravure sur cuivre
Sujet de l'image :
Fiction, 17e siècle
Lieu de conservation :
Paris, Bibliothèque nationale de France, Réserve
Références (n° inv, cote, salle, coll.) :
Y2-7043
Traitement de l'image :
Image web

Analyse

Analyse de l'image :
Histoire de Childéric, de Silviane et d’Andrimarte
   L’histoire se passe à Paris. Le jeune Childéric est le roi des Francs depuis la mort de son père Mérovée. Il se conduit en tyran. Épris de Silviane, il éloigne son époux, Andrimarte (F536v), et pénètre de force dans la maison de leur serviteur Andrenic (F541v), où Silviane est allée s’installer en l’absence d’Andrimarte. Silviane s’enfuit avec la femme d’Andrenic.
   Les deux femmes se sont coupé les cheveux et déguisées en chevaliers. Elles sont parties avec un valet, qui revient en ville pour glaner des nouvelles.
   
   La scène représente le retour du valet, qui a rassuré Andrenic sur le sort des deux femmes, et soulevé le peuple contre Childéric. Le roi est destitué.
   
    « Attendant donc avec impatience le retour de ce jeune homme, et le temps commençant à leur sembler fort long, enfin elles l’apperceurent de loing qui venoit tant qu’il pouvoit courre : car de temps en temps, tantost l’une et tantost l’autre sortoient sur le haut pour voir s’il ne revenoit point, et parce qu’elles virent qu’il n’y avoit personne qui les peust appercevoir, pressees d’impatience, elles allerent à sa rencontre, afin de sçavoir tant plustost les nouvelles qu’il leur apportoit. Soudain qu’il fut arrivé, et qu’il peut reprendre son haleine pour parler : - Madame, luy dict-il, les Dieux ne vous ont jamais mieux assistee, et vous n’eustes jamais une plus sage resolution, que celle que vous avez faicte de vous desguiser : car sçachez que cét ingrat de Childeric (il ne merite pas que nous le nommions Roy, puis qu’il en faict les actions toutes contraires) ce meschant dis-je et ce Tyran a faict des violences les plus extraordinaires dans vostre maison, et dans celle d’Andrenic, qui jamais ayent esté commises par les plus cruels barbares en la prise et au saccagement d’une ville ennemie. » (F538r-v)
Annotations :
1. Signé sous la gravure à droite « Guélard sculp. »