Aller au contenu principal
Libération des bergers prisonniers de Polémas (L’Astrée, 1733, IV, 12) - Guélard

Notice #016266

Image HD

Série de l'image :
L’Astrée de M. d’Urfé, Paris, Pierre Witte & Didot, 1733, 5 vol. in-12
Auteur(s) :
Guélard, Jean-Baptiste Antoine, grav. parisien actif 1730-1755
1733
Nature de l'image :
Gravure sur cuivre
Sujet de l'image :
Fiction, 17e siècle
Lieu de conservation :
Paris, Bibliothèque nationale de France, Réserve
Références (n° inv, cote, salle, coll.) :
Y2-7044
Traitement de l'image :
Image web

Analyse

Analyse de l'image :
Ces bergers sont, de droite à gauche, Astrée, Alexis, Sylvie et Lydias, qui porte une torche à la main. Derrière eux, les soldats de Polémas, qui les tient prisonniers, les poussent vers les portes de la ville de Marcilly. Cependant le chef du détachement et son frère sont gagnés aux bergers : Semire, sous couvert de vérifier leurs liens, les coupe au rasoir et murmure aux bergères de sauter dans le fossé, tandis qu’Alexis, redevenant Céladon, prendra les armes avec Lydias contre les partisans de Polémas.
   
    « Ce Chef donc, prenant son frere avec luy, s’y en alla ; ils avoient tous deux, outre leurs autres armes, chacun un grand rondache, une espée nue à la main, et une assez courte à la ceinture. D’abord qu’il s’approcha d’Astrée et d’Alexis, son frere en fit de mesme de Silvie et de Lydias, et feignant tous deux de leur visiter les bras, avec un rasoir qu’ils avoient, ils leur couperent les cordes dont ils estoient liez. Et d’autant que celles avec lesquelles les picques estoient attachées, leur ceignoient tout le corps, ils les couperent aysément sans qu’on s’en apperceust, et, de peur que les picques tumbassent en terre, et que l’on s’en prist garde, ce Chef et son frere, faisans semblant de les bien visiter, les soustenoient avec les mains : Sçachez, dit-il assez bas à Astrée, que je suis Semire, à qui les dieux ont conservé la vie, apres vous avoir fait une si grande offence, afin qu’il se perde aujourd’huy à vostre service, pour expier en partie un crime si grand que celuy que j’avois commis. Vous, belle Astrée, dit-il à la Bergere, jettez-vous avec cette nymphe dans le fossé, les dieux vous assisteront. Et vous, Celadon, dit-il, donnant l’espée à Alexis et son rondache, monstrez aujourd’huy que vous estes fils de ce vaillant Alcippe. »
   
   Sur la gravure, on ne voit ni les portes, ni les fossés d’enceinte de Marcilly, mais, au fod à gauche, l’armée retenue d’intervenir.
Annotations :
1. Signé sous la gravure à droite « Guélard sc. »