Justine dans la caverne des brigands (Nlle Justine, 1799, ch17, fig33)
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Analyse
Libérée par Saint-Florent après avoir été abusée, Justine quitte Lyon. En chemin, elle est trompée par une fausse mendiante qui la conduit dans un repaire souterrain de brigands à l'aide d'une trappe. La gravure (p. 975) présente alors un moment qui apparaît une dizaine de pages plus tard (p. 984), lorsque les brigands, également libertins, mettent en place une orgie.
Justine est ici livrée à Gareau, Maugin, Séraphine et deux autres brigands qui ne sont pas précisément identifiés dans le texte. Elle est allongée sur un matelas posé à même le sol de la caverne, prise par derrière par un homme dont on ne distingue pas le visage, mais dont les jambes, parallèles aux siennes, sont bien visibles ; et tient un sexe dans la bouche tout en en empoignant deux autres, tandis que Séraphine, entre ses jambes, elle-même prise par un homme, lui suce la motte.
Justine, dont le corps relie les cinq libertins à la manœuvre, constitue le centre névralgique du dispositif. Celui-ci peut se lire selon deux axes, selon les directions qu'indiquent les bras en croix de la protagoniste : axe phallique du jeune homme de gauche vers le fond de la caverne, et axe des orifices de Séraphine vers Justine, elle-même encadrée par deux brigands. Empêchée de parler, l'héroïne est réduite à un corps-chose fragmenté en différentes parties qui deviennent chacune un fétiche dont un libertin jouit : sa bouche, son derrière, son sexe, ses deux mains.
1. Au-dessus de la gravure à gauche « T. IV. », à droite « P. 117. »
Informations techniques
Notice #001671