Aller au contenu principal
Un dragon accourt à la porte (Songe de Poliphile, 1546, F19v) - Jean Goujon

Notice #001918

Image HD

Série de l'image :
F. Colonna, Le Songe de Poliphile, Paris, J. Keruer, 1546
Auteur(s) :
Goujon, Jean (1510-1566)
1546
Nature de l'image :
Gravure sur bois
Sujet de l'image :
Fiction, 16e siècle
Lieu de conservation :
Paris, Bibliothèque nationale de France, Réserve
Références (n° inv, cote, salle, coll.) :
RES G-Y2-41
Sujet de recherche :
Iconographie du Roland furieux
Traitement de l'image :
Image web
N° de commande :
Localisation de la reproduction :
https://gallica.bnf.fr

Analyse

Analyse de l'image :
Poliphile, tout à la contemplation des ornements de la porte, s’aventure à l’intérieur. Au moment de faire demi tour, il voit sa route barrée par un dragon, qui l’oblige à fuir vers l’intérieur « dedans les voies creuses et souterraines ». Ici encore, le dessin élague les ruines, dont le thème occupe une place centrale dans le texte : « Si les fragments de la sainte Antiquité, si les ruines et brisures, voire quasi la poudre d’icelle, me donnent si grand contentement et admiration, que serait-ce s’ils étaient entiers ? » (f° 18v°). Le sujet des bas-reliefs de l’intérieur de la porte n’est pas non plus représenté : l’histoire d’Europe, celle de Pasiphaé et du Minotaure. Enfin, dans le texte, le dragon jette une « venimeuse et détestable fumée », qui oblige Poliphile a se jeter dans les « ténèbres épaisses » de la porte. On retrouve également les contradictions d’une perspective qui ne s’est pas généralisée et unifiée : il y a bien une ligne de fuite oblique, qui part du rocher du dragon en bas à dro
Annotations :
1. Au-dessus de la gravure, on peut lire : « Certes ie vey soudainement accourir de la lumiere de la porte, non pas ainsi comme Androdus un lyon boiteux se plaignant, mais un merveilleux & horrible Dragon, la gueule ouverte, les machoeres bruyantes, armees de dens poinctues & serrees en la maniere d’une sye, couuert d’un gros cuir a dures escailles, coulant sur le paué, batant son dos auec ses aelles, & trainant vne grosse queue longue, qu’il s’en alloit entortillant. Las miserable et desolé c’estoit assez pour espoventer le grand Dieu Mars, faire trembler le vaillant Hercules, effraier le Geant Typhœus, de qui les Dieux eurent horreur : & pour estonner le plus fier cueur, voire le plus obstiné, robuste & asseuré courage de fer, qui oncques fut veu en ce monde ; non pas seulement un jeune homme foible & debile de complexion, desja espouventé de se trouver en lieux sauvages & estranges sans aide & secours de personne. »