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Roger dans l’île d’Alcine (Roland furieux Anvers 1558, ch6)

Notice #002051

Image HD

Série de l'image :
Orlando furioso, trad. esp. avec suite par Espinosa, Anvers, M. Nucio, 1558
Entre 1543 et 1549
Nature de l'image :
Gravure sur bois
Sujet de l'image :
Fiction, 16e siècle
Lieu de conservation :
Montpellier, Médiathèque centrale d’agglomération Émile Zola
Références (n° inv, cote, salle, coll.) :
31595 (1) RES in-4°
Sujet de recherche :
Iconographie du Roland furieux
Traitement de l'image :
Photo numérique
N° de commande :

Analyse

Analyse de l'image :
   Au centre, Roger monté sur son hippogriphe atterrit sur l’île. A droite, le graveur a représenté la tête d’Astolphe gémissant dans le tronc du myrte. A gauche, c’est la troupe des monstres qui attaquent Roger, sur le chemin qu’il a pris, sur les conseils d’Astolphe, pour éviter la cité d’Alcine, que l’on voit au fond, avec, à sa porte, les deux dames montées sur des licornes qui délivreront Roger de la troupe des monstres pour le conduire au palais d’Alcine.    En tête des monstres, le gros homme nu monté sur une tortue est leur chef, que Roger tuera dans une véritable parodie de combat chevaleresque.    Les monstres semblent s’attaquer à Roger monté sur son hippogriffe : c’est une entorse au récit, où Roger, qui se méfie de sa capricieuse monture, est à pied. Du coup, l’espace se simplifie : à gauche le combat contre les monstres, la performance, est préparé, prédit à droite par le discours d’Astolphe, qui constitue lui aussi une performance. Entre les deux, le Roger volant fonctionne comme une conjonction de subordination : Astolphe lui tient le discours sur les deux routes allégoriques, « de sorte que » Roger se trouve combattre sur le chemin de la vertu.
Annotations :
2. Le chant VI est nommé chant V (décalage depuis le chant III).