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Griffon s’échappe de la charrette d’infamie (Roland furieux, Valgrisi 1560 ch18)
Griffon s’échappe de la charrette d’infamie (Roland furieux, Valgrisi 1560 ch18)

Notice #002187

Image HD

Série de l'image :
Lodovico Ariosto, Orlando furioso, Venise, V. Valgrisi, 1560, con privilegio
Auteur(s) :
Dosso Dossi, Giovanni de Lutero dit (1489-90/1542)
Date :
Entre 1556 et 1560
Nature de l'image :
Gravure sur bois
Sujet de l'image :
Fiction, 16e siècle
Lieu de conservation :
Paris, Bibliothèque nationale de France, Réserve
Références (n° inv, cote, salle, coll.) :
Résac yd 389
Sujet de recherche :
Iconographie du Roland furieux
Traitement de l'image :
Scanner
N° de commande :
2301847
Date de commande :
31/01/2003
Photo sur papier
Localisation de la reproduction :
Collection particulière (Cachan)

Analyse

Analyse de l'image :

Au premier plan, Griffon qui s’est libéré de ses entraves et est descendu de son chariot d’infamie, met en pièces les habitants de Damas (st. 3-7).    

Les combats de Charlemagne et de ses paladins contre Rodomont sont représentés tout en haut à droite, dans Paris. L’allégorie de la Discorde en revanche n’est pas représentée.    

On reprend les choses à la st. 60 :    
Au second plan à gauche, Griffon (GRI) s’est réfugié à la porte d’un temple, à l’extérieur de Damas. Ce temple est relié par un chemin à une porte de Damas, en contrebas à droite. De la porte de Damas, on voit sortir Noradin syuivi de sa troupe. Sur le pont qui mène au temple, Griffon fait face au roi Noradin et à ses chevaliers et mène plusieurs sanglants assauts : on distingue les cadavres épars autour de lui (st. 61-65). Noradin (NO) est représenté en fait deux fois, la première sur la droite parmi ses chevaliers pendant les assauts de Griffon, la seconde en avant de ses troupes, s’avançant vers Griffon en signe de paix (str. 66). Il semble que Griffon soit également représenté là agenouillé devant lui (str. 69).    

Au tiers supérieur de la gravure, la mer établit une coupure horizontale. Elle permet de représenter le trajet d’Aquilant, parti à la recherche de son frère Griffon. A gauche, Aquilant (AQI) est à Jérusalem (GIR) où un pèlerin grec (P) le renseigne (str. 70-72). De gauche à droite, il s’embarque à Jaffa (Zaffo, str. 73), voit la terre de Sûr (Sur.) passe au large de Chypre (CIPRO) puis devant Beyrouth (Berur), Djebail (zibil), Tortose (Tortosa), Tripoli, Latakieh (Lizza), le golfe d’Alexandrette (Lai[a]zzo), jusqu’à Antioche (ANT) où il débarque (str. 75).    

On suit ensuite le chemin terrestre d’Aquilant, en dessous et de droite à gauche : Alep (Aleh, par erreur) Lydda (Lidia), Larisse (Larissa) et, avant Mamuga (Mamaga) il rencontre Martan accompagné d’Origile (MAR, HOR). Après un interrogatoire musclé, les deux traîtres sont conduits par Aquilant à Damas : on les voit plus bas sur la droite entrer dans la ville (H.M.A.).

Noradin organise alors un tournoi en l’honneur de Griffon, pour se faire pardonner sa méprise. La Renommée annonce la chose dans toute la Palestine (le personnage volant au-dessus de Damas, str. 96-97). Sansonnet (SAN) et Astolphe (AST), ainsi que Marphise (MAR) qu’ils ont rencontrée en route se présentent aux portes de Damas pour participer au tournoi (str. 103). Ils sont accueillis par Noradin (NO) (Le texte est différent : ils se logent dans les faubourgs de la ville et se rendent seuls au tournoi).    

Le tournoi de Damas est représenté au second plan sur la droite. Ce tournoi tourne au scandale, puisque son prix s’avère être les armes volées à Marphise en Arménie. Astolphe et Sansonnet prennent fait et cause pour Marphise contre Griffon et Aquilant, qui ont pris parti pour Noradin offensé. A droite, Astolphe (AST), après avoir désarçonné à gauche Griffon (GRI), s’attaque, au-dessus, à Aquilant (AQI) (str. 118). En haut à droite, les autres chevaliers prennent la fuite. En bas à droite, Marphise (MA) qui a récupéré ses armes assiste à la débandade puis rentre chez elle (str. 119).    

Tout s’arrange finalement et Sansonnet, Aquilant, Griffon, Marphise et Astolphe forme désormais une seule troupe unie qui s’embarque à Tripoli (str. 135). Leur embarquement est représenté, au tiers supérieur droit de la gravure (SA, AS, Gr, AQ, Ma). Ils accostent à Chypre (str. 136), puis repartent en mer, où ils sont surpris par une tempête (str. 141). Le bateau pris dans la tempête est représenté sur la gauche.    

Tout en haut sont représentés à gauche le camp des Sarrasins qui assiègent Paris, à droite Paris ceint de murailles et traversé par la Seine, avec en son centre l’île de la Cité. Entre les deux, Renaud (RIN) affronte Dardinel (DAR) et le tue (str. 153), mettant en déroute les Africains.    

La nuit venue, dans le camp des Sarrasins, Médor et Cloridan (.M.C) se lèvent et décident d’aller rechercher le corps de Dardinel (str. 165-171). La lune sortant des nuages leur permet de retrouver le corps (str. 185-186). Zerbin (ZER) survient et poursuit avec ses compagnons les deux Sarrasins, qui tentent de se réfugier, en haut à gauche, dans la forêt (str. 192).