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Bataille de Courtrai (H. Martin, Hist. de France, 1886) - Bayard

Analyse

A force de lever taxes et impĂŽts et de mĂ©priser les libertĂ©s communales en Flandres, Philippe le Bel s’aliĂšne toute la population. L’arrestation des chefs de mĂ©tiers Ă  Bruges dĂ©clenche le soulĂšvement de la Flandre occidentale, sous la direction de Pierre Koning, syndic des tisserands. Le gouverneur de Flandre et sa troupe sont massacrĂ©s Ă  Bruges, et l’armĂ©e flamande reprend Courtrai, oĂč arrive bientĂŽt l’armĂ©e royale, commandĂ©e par Robert II d’Artois. Bien qu’infĂ©rieurs en nombre, les Flamands triomphent.

« La chevalerie, ne voulant pas que les gens de pied eussent l’honneur de la victoire, les fit retirer Ă  droite et Ă  gauche, et chargea en masse sur les Flamands. Robert II d’Artois fit comme avait fait son pĂšre Ă  Mansourah en Égypte. Sans vouloir Ă©couter ceux qui proposaient de tourner l’ennemi, il entraĂźna tout avec lui comme une bande de taureaux affolĂ©s. Le premier rang roula dans le canal, qu’il ne vit qu’en y tombant. Ceux qui venaient aprĂšs s’abattirent, s’étouffĂšrent les uns sur les autres. Les

Annotations :

1. Signé en bas à gauche « Emile Bayard », à droite « G BURGUN ».

2. Chapitre XXV, « Les successeurs de saint Louis. Philippe le Bel. (1270-1344.) », p. 317.

Composition de l'image :
Bataille, massacre

Informations techniques

Notice #004653

Image HD

Identifiant historique :
A3972
Traitement de l'image :
Scanner
Localisation de la reproduction :
Collection particuliĂšre