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Le Loup et l’Agneau (Fables de La Fontaine, Barbin, 1668) - Chauveau

Notice #004744

Image HD

Série de l'image :
Fables choisies mises en vers par M. de La Fontaine, in-4°, Denys Thierry, 1668
Auteur(s) :
Chauveau, François (1613-1676)
Date :
1668
Nature de l'image :
Gravure sur cuivre
Sujet de l'image :
Fiction, 17e siècle
Lieu de conservation :
Versailles, Bibliothèque municipale centrale
Références (n° inv, cote, salle, coll.) :
Rés. Lebaudy in-4 32
Traitement de l'image :
Photo numérique
N° de commande :
Localisation de la reproduction :
Collection particulière

Analyse

Analyse de l'image :
Texte de la fable :
   La raison du plus fort est toujours la meilleure :
   Nous l’allons montrer tout à l’heure.
   Un Agneau se désaltérait
   Dans le courant d’une onde pure.
   Un Loup survient à jeun, qui cherchait aventure,
   Et que la faim en ces lieux attirait.
   Qui te rend si hardi de troubler mon breuvage ?
   Dit cet animal plein de rage :
   Tu seras châtié de ta témérité.
   Sire, répond l’Agneau, que Votre Majesté
   Ne se mette pas en colère ;
   Mais plutôt qu’elle considère
   Que je me vas désaltérant
   Dans le courant,
   Plus de vingt pas au-dessous d’Elle ;
   Et que par conséquent, en aucune façon,
    Je ne puis troubler sa boisson.
   Tu la troubles, reprit cette bête cruelle,
   Et je sais que de moi tu médis l’an passé.
   Comment l’aurais-je fait si je n’étais pas né ?
   Reprit l’Agneau ; je tette encor ma mère
   Si ce n’est toi, c’est donc ton frère.
   Je n’en ai point. C’est donc quelqu’un des tiens :
   Car vous ne m’épargnez guère,
   Vous, vos Bergers et vos Chiens.
   On me l’a dit : il faut que je me venge.
   Là-dessus, au fond des forêts
   Le loup l’emporte et puis le mange,
   Sans autre forme de procès.
Annotations :
1. Signé en bas au centre « F. C. »
2. Livre I, Fable 10.