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Les robes découpées (Rétif, Nuits de Paris, 1788, t. VI) - Sergent

Notice #006451

Image HD

Série de l'image :
Rétif de la Bretonne, Les Nuits de Paris, 16 vol. in-12°, [Londres,] 1788-94
Auteur(s) :
Sergent, Antoine François (1751-1847)
Date :
Entre 1788 et 1789
Nature de l'image :
Gravure sur cuivre
Sujet de l'image :
Fiction, 18e siècle
Lieu de conservation :
Paris, Bibliothèque nationale de France, Réserve
Références (n° inv, cote, salle, coll.) :
8-Z LE SENNE-5618 (11)
Sujet de recherche :
F. Tsang-Kwock, Les Nuits de Paris de Rétif, texte et illustration
Traitement de l'image :
Image web
N° de commande :
DEV-0801-000398
Date de commande :
10/04/2008
Photo sur papier
Localisation de la reproduction :
https://gallica.bnf.fr

Analyse

Analyse de l'image :
« Dans la rue des-Noyers, vis-à-vis la maison du Commissaire, trois Jeunespersones aimables étaient gênées par la Foule, amassée pour voir trois Hommes, que la Garde venait d’amener. Du-Hameauneuf observa que des Clercs du voisinage se montraient les 3 Jeunesperosnes, dont Une était grande ét majestueuse : Il ne les perdit pas de vue : Un des Clercs tira des ciseaux ét il decoupa les robes blanches retroussées ! Du-Hameauneuf avait un court bâton ; il en déchargea un coup sur le bras du Decoupeur, qui s’enfuit, sans emporter le morceau, comme c’était son intention. Les Jeunes-dames s’avancèrent à la lumiëre, ét furent désolées du ravage ! La Plûs-jeune surtout versait des larmes, à-proportion de ce qu’elle aimait sa robe. Du-Hameauneuf presenta les 3 Dames chés le Commissaire, dit qu’il était le frappeur, ét que le Frappé s’était enfui. Il nomma ensuite tout-bas le Clerc à l’Officier public. Il fut puni, dès le lendemain, ét renvoyé à ses Parens, en Province. » (P. 2425.)
Annotations :
2. Tome VI. Planche après page de titre de la onzième partie, relative à la Nuit II-ÇLXIV (264), p. 2424, « Les Robes coupées ».
[Dans Res p-Y2-229(5), la gravure est montée face à la p. 2403 et II-ÇLX (260e) nuit
Au verso de la page de titre de la 11e partie, on peut lire, face à la gravure :
« [Filet]
Sujet de la FIGURE de la XI.me Partie.
[Filet]
Le Spectateur-nocturne, avec Du-Hameauneuf, voyant un Vaurien couper à trois jeunes personnes leurs robes blanches, à la faveur des tenèbres : “Du-Hameauneuf avait un court bâton ; il en dechargea un coup sur le bras du Decoupeur, qui s’enfuit”.
[Filet]
Observation sur les Ouvrages de l’Auteur.
C’est une verité demontrée par l’experience, que si le Libraire qui avait commencé les CONTEMPORAINES, les avait continuées, il aurait gâgné considerablement ! Mais qu’est-il arrivé ? l’Ouvrage s’est trouvé dans deux maisons differentes ; l’Une n’a pas voulu envoyer les Volumes de l’Autre ; on les refusait ; on disait qu’ils manquaient ; car il ne faut pas croire qu’on fesait pis ; on ne doit jamais croire le mal sur de simples rapports : Ce défaut d’harmonie est retombé sur l’Auteur, qui venait d’imprimer à ses frais les 12 derniers Volumes, ét de redimer la seconde édition des 12 avantderniers, ainsi que les cuivres : On avertit le Publiq, que cet Ouvrage, aussi moral qu’important, existe en entier, ét que l’Auteur ne souffrira pas qu’on laisse manquer aucun des 42 Volumes. ☞ Il avertit aussi, que MONSIEUR-NICOLAS, ou les Ressorts du Cœur-humain devoilés, qu’on publiera immediatement après les Pronvinciales, est un Ouvrage de philosophie-pratique, également utile ét frappant : L’Auteur y mettra tout ce qu’il possède, s’estimant heureux, s’il peut le conduire à sa fin !
[Filet]
Ces II Parties sont remises a 3 liv.
Les Parties IX et X ayant de-plûs une Estampe, ét le Portrait, continueront d’être fixées, à quatre-livres-quatre-sous. »