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Le Hibou-Spectateur (Rétif, Nuits de Paris, 1788, t. I) - Sergent

Notice #006454

Image HD

Série de l'image :
Rétif de la Bretonne, Les Nuits de Paris, 16 vol. in-12°, [Londres,] 1788-94
Auteur(s) :
Sergent, Antoine François (1751-1847)
Date :
1788
Nature de l'image :
Gravure sur cuivre
Sujet de l'image :
Fiction, 18e siècle
Lieu de conservation :
Paris, Bibliothèque nationale de France, Réserve
Références (n° inv, cote, salle, coll.) :
8-Z LE SENNE-5618 (1)
Sujet de recherche :
F. Tsang-Kwock, Les Nuits de Paris de Rétif, texte et illustration
Traitement de l'image :
Image web
N° de commande :
DEV-0801-000398
Date de commande :
10/04/2008
Photo sur papier
Localisation de la reproduction :
https://gallica.bnf.fr

Analyse

Analyse de l'image :
Portrait de Rétif en Spectateur-nocturne, vêtu de son grand chapeau et de son manteau, et accompagné du Hibou-spectateur.
   Page 3, on peut lire :
    « I NUIT
    Il était onze heures du soir : J’errais seul dans les tenèbres, en me rappelant tout ce que j’avais vu depuis trente ans. Tout-à-coup une idée me frappe : mon imagination s’embrase : Mais les idées confuses qui se presentent, ne me permettent pas de les classer. Dans ce desordre d’idées, j’avance, je m’oublie, et je me trouve à la pointe orientale de l’Ile Saint-Louis. C’est un baume salutaire, qu’un lieu chéri ! Il me sembla que je renaissais : mes idées s’éclaircirent ; je m’assis sur la pierre, ét à la tremblante lumière de la Lune, j’écrivis rapidement :
   PREMIERE NUIT.
   PLAN.
   Hibou ! combien de fois tes cris funèbres ne m’ont-ils pas fait tressaillir, dans l’ombre de la nuit ! Triste et solitaire comme toi, j’errais seul, au-milieu des tenèbres, dans cette Capitale immense : la lueur des reverbères, tranchant avec les ombres, ne les detruit pas, elle les rend plûs saillantes : c’est le clair-obscur des grands Peintres ! J’errais seul, pour connaître l’Homme... Que de choses à voir, lorsque tous les yeux sont fermés (1) ! Citoyens paisibes »
   La note 1 est imprimée en fait au bas de la page précédente (à gauche, donc), et décrit le sujet de la gravure.
Annotations :
2. Tome I, frontispice.
Le sujet de la 1re figure est indiqué page 2, en note, à la suite d’un court préambule, et en caractères plus petits :
« (1) SUJET DE LA 1.re FIGURE.
Le Hibou-Spectateur, marchant la nuit dans les rues de la Capitale : On voit au-dessus de sa tête voler le Hibou, & dans les rues, un Enlèvement de Filles ; des Voleurs qui crochetent une porte ; le Guet-à-cheval et le Guet-à-pied : [Saut de ligne] “Que de choses à voir, lorsque tous les yeux sont fermés” ! »
Le guet à cheval assiste à l’enlèvement de filles à gauche, allusion à la 25e nuit ; le guet à pied surprend les voleurs crochetant une porte à droite (ou plutôt Rétif surprend les voleurs faisant un trou au mur à côté de la porte, 7e nuit). L’amoncellement du 1er plan à gauche n’est pas clair. Un falot éclaire la rue. (Voir 2e partie, 47e nuit, Bouquins p. 701, et 3e partie, 61e nuit, l’aveugle éclairé, p. 736)